Les abattoirs AIM risquent la liquidation
Les abattoirs AIM risquent la liquidation © Radio France / Laurent Kramer

Douche froide pour les salariés des abattoirs AIM de Sainte-Cécile dans le Manche. Le repreneur, présenté comme l'unique "piste sérieuse", jette l’éponge. L’entreprise emploie plus de 350 personnes.

C'est un nouveau coup dur pour les salariés des abattoirs AIM à Sainte-Cécile. Le groupe a été placé en redressement judiciaire le 6 janvier. Mais le dernier repreneur probable a abandonné. Les administrateurs judiciaires ont annoncé la nouvelle aux employés par courrier ce dimanche.

Nous avons malheureusement appris samedi 7 mars que le candidat que nous qualifions de piste sérieuse et qui travaillait depuis 10 jours sur le dossier a finalement renoncé.

Le candidat dont l’identité n’a pas été dévoilée jugerait la reprise du site manchois "trop aléatoire et trop risquée pour l'avenir". Vendredi, cette piste avait pourtant été évoquée devant le tribunal de commerce de Coutances. La CFDT s'était dite soulagée d'avoir échappé à la liquidation. Le tribunal avait repoussé l'examen des offres au 19 mars.

Deux espoirs douchés en trois semaines

Les salariés d’AIM Sainte-Cécile sont en grève depuis le 19 février. Ils avaient voté la reprise du travail ce lundi, mais le retrait du repreneur compromet la décision.

On se fout de nous !

Aurélie Balleroy, déléguée CGT du site opposée à la levée de grève.

L'abattoir de Sainte-Cécile emploie 351 personnes selon la direction, 375 selon les syndicats. C'est la deuxième fois en trois semaines qu'une entreprise s'intéresse au site avant de jeter les gants. Une offre de Declomesnil, petite société soutenue par un poids lourd des huiles végétales a été déposée le 19 février. La proposition prévoyait de conserver 118 emplois mais a finalement été retirée quatre jours plus tard.

L'avnir du site est donc toujours menacé. Une réunion est prévue ce lundi en prefecture.

Le groupe AIM emploie 590 salariés en France. Seul l'abattoir d'Antrain en Ile-et-Vilaine (179 personnes) fait l'objet d'offres : la première prévoit la sauvegarde de 107 emplois, la seconde conserverait 71 postes.

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