La situation est toujours tendue au sein des abattoirs GAD, entre ceux qui vont perdre leur emploi et ceux qui veulent le sauver. Après des affrontements hier entre salariés, ce sont les CRS qui ont levé un nouveau blocage ce matin.

"À faire ce qu'ils font, la semaine prochaine c'est nous qui sommes dehors !" (propos recueillis par Yves Quentel)

Voilà ce qu'on pouvait entendre à Josselin dans le Morbihan, peu après les affrontements entre salariés bientôt au chômage et salariés inquiets pour leur propre emploi... Car la solidarité des ouvriers semble être un leurre dans les abatoirs GAD. Les employés du site sacrifié ont été pris à partie par ceux qui ont réussi (pour le moment) à préserver leurs postes.

"En France, les salariés sont partagés entre la résignation et la révolte" : Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail, était l'invité de Patrick Boyer.

Des salariés d'une même entreprise se sont donc battus hier, devant l'abattoir GAD de Josselin dans le Morbihan. Des ouvriers d'un autre abattoir bientôt fermé, celui de Lampaul-Guimillau étaient venus manifester leur colère.

Abattoirs GAD : "des ouvriers qui tapent d'autres ouvriers"
Abattoirs GAD : "des ouvriers qui tapent d'autres ouvriers" © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME / PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Les ouvriers de Lampaul-Guimillau ont manifesté pour demander de meilleures indemnités de licenciement. Pour se faire entendre, ils ont empêché la sortie des bétaillères notamment.

Poussés à bout par leurs anciens collègues, près de 400 ouvriers du site préservé de Josselin sont sortis pour mettre fin manu militari au blocage.

En redressement judiciaire depuis février, la société d' abattage et de découpe de porcs Gad SAS, victime de la crise de la filière porcine, a présenté un plan de continuation de l'activité. Ce plan a été validé le 11 octobre par le tribunal de commerce de Rennes, qui a entériné la suppression de 889 emplois, en grande majorité à l'abattoir de Lampaul-Guimiliau.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.