Une circulaire transmise aux préfets précise les modalités du dispositif qui va remplacer les contrats aidés avec pour objectif de renforcer l'efficacité de ces contrats pour l'insertion professionnelle.

Jean-Marc Borello affirme que sans accompagnement personnalisé pour le logement, l'accès aux soins et la formation, le contrat aidé ne suffit pas.
Jean-Marc Borello affirme que sans accompagnement personnalisé pour le logement, l'accès aux soins et la formation, le contrat aidé ne suffit pas. © AFP / LIONEL BONAVENTURE

Les contrats aidés ancienne version prennent fin ce mardi. Le dispositif est jugé "trop éloigné de l'insertion" et sans véritable effet sur un retour à l'emploi, dans la durée. Mais pas question pour autant d'abandonner le principe salué par divers organismes et collectivités.

Jean-Marc Borello, figure et l'économie sociale et solidaire e tproche d'Emmanuel Macron livre un rapport où l'ancien éducateur spécialisé préconise de tout changer. Le document, qui est traduit en circulaire adressée ce mardi à l'ensemble des préfets, recommande notamment d'appliquer les nouvelles modalités de fin des contrats aidés dans le secteur marchand. Dans ce secteur, les contrats aidés y étaient en effet une aubaine pour les employeurs mais sans réels débouchés professionnels pour les personnes employées grâce à ce dispositif.

Seuls 26 % des contrats aboutissent à une insertion professionnelle durable

Dans les faits, les anciens contrats aidés n'offrent en réalité un retour à l'emploi durable que pour 26 % des bénéficiaires. Une proportion trop faible que Jean-Marc Borello veut renforcer en mettant en place une nouvelle mouture du dispositif. 

Seules les collectivités et les associations seront éligibles au nouveau type de contrat mais à condition de montrer patte blanche : les parcours emplois compétents devront obligatoirement s'accompagner, en plus de l'emploi, d'une véritable formation pour donner la possibilité d'intégrer ensuite le marché de l'emploi.

Dernier constat : un emploi aidé ne sert à rien si la personne concernée n'a ni logement ni accès aux soins. La circulaire exige donc d'accompagner les personnes sous contrat aidé avec tous les dispositifs d'aide disponibles, comme par exemple la garantie jeunes. Des aides qui devront être sollicitées par les employeurs  pour assurer un accompagnement personnalisé pour les bénéficiaires.

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