430 avions nouvelle génération de la famille A320 d’un côté, 225 B737 modernisé de l’autre… La bataille des commandes fait rage sur le segment très disputé des moyens-courriers, best-sellers d’Airbus et Boeing… qui ne seront bientôt plus seuls.

Airbus signe une commande historique de 430 appareils de la famille A320neo pour 49,5 milliards de dollars.
Airbus signe une commande historique de 430 appareils de la famille A320neo pour 49,5 milliards de dollars. © AFP / LUKAS SCHULZE

Dans le secteur aéronautique, aux États-Unis, en Russie ou en Europe, une tendance s’est enracinée avec les années : la consolidation. Face à l’inflation des investissements et aux enjeux commerciaux des clients, les constructeurs se sont regroupés, pour circonscrire le marché, selon les segments de l’aviation commerciale, à deux acteurs, Airbus et Boeing. Mais sur le marché des moyens-courriers, la vache à lait des avionneurs mais aussi le secteur le plus disputé, la donne peut encore changer.

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Les best-sellers du ciel

Sur 1 436 avions livrés en 2016, 1235, soit 86%, étaient des moyens-courriers. En d’autres termes, des avions emportant 50 à 200 passagers sur un rayon de 5 000 kilomètres et cinq heures de vol. Chez Airbus, ils s’appellent A318, A319, A320 et A321, et occupent 55% du marché ; chez Boeing, c’est la famille B737.

Le segment le plus disputé

A l’horizon 2035-2036, le premier anticipe 25 000 nouvelles commandes de moyens-courriers, et son concurrent américain 29 500. Soit 2 500 et 3 000 milliards de dollars pour chacun, selon les estimations des avionneurs. Ce qui explique sans doute l’arrivée de trublions : le MS-21 russe d’Irkout et le C919 chinois de Comac, par exemple, qui n’attendent plus que leur certification, le GO des autorités à la mise en service.

Les grandes manœuvres

Pour faire face, les géants européen et américain doivent réinventer leurs avions et leurs méthodes. Les A320 et B737, qui fêtent respectivement leurs 30 ans et 50 ans, ont désormais des versions plus modernes, plus économes, plus vertes. Qu’ils s’appellent MAX ou Neo, ils engrangent désormais l’essentiel des commandes (4 000, sur 14 000 B737 pour Boeing; 5 200, sur 15 000 A320, pour Airbus). Des commandes concentrées en Asie et aux États-Unis, et qui ont justifié, chez Airbus, l’installation de lignes d’assemblage d’A320 en Chine et outre-Atlantique, dans la zone de chalandise de leurs concurrents.

Nouer des partenariats est une autre façon d’occuper le terrain : Airbus s’est ainsi rapproché de Bombardier sur les petits avions, ce qui pourrait pousser Boeing à discuter avec Embraer.

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