Les compagnies aériennes mondiales sont dans la tourmente alors que les aéroports parisiens d'Orly et Roissy ont décidé de fermer des terminaux et mettre en place des mesures de chômage partiel.

Plusieurs terminaux de Roissy et Orly ferment
Plusieurs terminaux de Roissy et Orly ferment © AFP / Roslan Rahman

Ce mercredi matin, au siège d’aéroports de Paris, le moins que l’on puisse dire, c’est que le moral n’était pas au beau fixe. "C’est très grave ce qui se passe dans les aéroports" confiait un membre du personnel et effectivement la situation à Orly et Roissy est plus que préoccupante. 

Ce mercredi, on ne comptait sur les deux plateformes aéroportuaires que 15% du trafic habituel. Du jamais vu dans la longue histoire des deux aéroports et qui confirme les propos d’Alain Battisti, le président de la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande, qui estimait la semaine dernière que les conséquences du choc coronavirus seraient 10 à 20 fois plus grave que celles liées aux attentats du 11 septembre.

Jeudi, Edward Arkwright le directeur général exécutif du groupe Paris Aéroports, devrait confirmer aux organisations syndicales de l’entreprise, la mise en place de mesures de chômage partiel. 80% des 7 000 salariés devraient être concernés à des degrés divers par cette mesure dont on ne connaît pas encore à ce stade, la durée.

ADP va procéder à la fermeture de plusieurs hall et terminaux dans les prochaines heures

Après la fermeture mardi du terminal 2 d’Orly (ex-Orly ouest), ce sont maintenant plusieurs terminaux de Roissy Charles de Gaulle qui vont temporairement être fermés : le T3 pour les vols charter et low cost, le 2G pour les vols dans l’espace Schengen. Le Hall M dans le terminal 2E sera lui aussi fermé, un terminal pourtant très important puisque l’on y embarque pour les vols long courrier d’Air France. Un terminal qui, en temps normal ,est prévu pour recevoir jusqu’à 8 millions de passagers par an.

S’il est encore trop tôt pour mesurer précisément l’impact économique total de ces fermetures, notamment sur le commerce local, les restaurants et les boutiques hors taxe, à Aéroports de Paris on estime déjà le volume des pertes, depuis le début de la crise, et pour les deux aéroports, à 190 millions d’euros.

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