Les premiers chèques arrivent aux abattoirs AIM
Les premiers chèques arrivent aux abattoirs AIM © MaxPPP/Ouest France/Basile Caillaud

Après GAD en Bretagne, ce sont maintenant les abattoirs AIM qui se retrouvent dans la tourmente et les ouvriers privés de leur salaire de décembre à la veille de Noël.

Le conseil général d'Ille-et-Vilaine a du prêter 500 euros aux salariés puisque les 179 employés du site n'ont touché que 800 euros de leur salaire, dans l'attente du dépôt de bilan début janvier.

Dans le sud Manche, les quatre cent autres salariés d’AIM ont également reçu 500 euros mais sous forme de don et non de prêt.

Le groupe AIM (Abattoirs industriels de la Manche) occupe une position ultra-dominante pour la filière porcine normande dont il traite 92% de la production. A Antrain il est spécialisé dans les bovins.

Un dépôt de bilan est prévu le 5 janvier pour obtenir la protection du tribunal de commerce, qui va entreprendre des démarches pour trouver un repreneur.

Et c'est celà, bien avant leur salaire, la vraie urgence pour les ouvriers.Le reportage de Sarah Maquet

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E Abattoir AIM

Les difficultés d'AIM ne sont pas récentes et le groupe est sous perfusion d'argent public. En 2013, le département de la Manche et la région Basse-Normandie lui ont accordé une avance remboursable de 700.000 euros.

Puis, grâce à un lobbying notamment de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur et ancien député-maire de Cherbourg, une société d'économie mixte (SEM), réunissant État, région et département, a racheté les actifs immobiliers d'AIM pour près de 8 millions d'euros et les a reloués à l'entreprise. Mais cela n'a pas suffi.

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