En Corse, des salariés d’Air France syndiqués protestent contre l'attitude de la direction
En Corse, des salariés d’Air France syndiqués protestent contre l'attitude de la direction © MaxPPP

Air France a mis à pied jeudi les cinq salariés poursuivis pour les violences commises le 5 octobre contre des cadres de la compagnie. Au même moment, le Premier ministre Manuel Valls a réitéré son appel au "dialogue" pour éviter le plan social qui concerne 2900 postes.

Une vingtaine de procédures disciplinaires, ont été lancées dans l’entreprise. Les sanctions peuvent aller de l'avertissement au licenciement. Parmi les cinq salariés mis à pied qui seront jugés le 2 décembre pour violences aggravées, certains ont un mandat syndical à la CGT.

Mises à pied provisoires

Les mises à pied sont provisoires et permettent à l’employeur d'écarter un salarié dans l'attente d'une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement. "Après avoir criminalisé la souffrance des salariés, la direction enfonce le clou en s'attaquant aux revenus et à l'emploi des salariés", c'est "inadmissible et non propice à la reprise d'un dialogue social apaisé", a estimé un porte-parole de la CGT Air France.

Plan de restructuration de 2.900 emplois

Le syndicat demande le "retrait des poursuites et des sanctions" et attaque en référé ces décisions de mises à pied, au nom de la "présomption d'innocence". Les cinq hommes, de 35 à 48 ans, sont accusés d'avoir provoqué des violences le 5 octobre en marge du Comité central d'entreprise consacré à l'annonce d'un nouveau plan de restructuration concernant 2.900 emplois. Deux dirigeants d'Air France avaient alors été molestés. Ils risquent trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.

Le gouvernement à la fois soutient le plan de restructuration d'Air France et appelle au dialogue

a expliqué ce jeudi matin le Premier ministre Manuel Valls. "Chacun doit assumer ses responsabilités, les pilotes, les personnels navigants, les personnels au sol, pour trouver la meilleure solution pour l'avenir d'Air France", a-t-il répété. D’après lui, le plan de restructuration peut "être aujourd'hui évité si le dialogue social s'approfondit".

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