Des départs contraints à Air France sont envisagés
Des départs contraints à Air France sont envisagés © MaxPPP

Comme elle l'avait promis, la compagnie Air France a fait suivre l'échec de sa négociation avec les syndicats de pilotes par la mise en œuvre, ou du moins l'annonce, de son plan B : un plan de restructuration qui devrait amener à la suppression de 2 900 postes par un plan de départs volontaires et de licenciements secs. Mais tout en pointant la responsabilité des pilotes, l’État appelle à la reprise des négociations.

Le plan qui prévoit le retrait de 14 avions long-courriers et la fermeture de 5 lignes, aboutira à la suppression de 300 postes de pilotes, 700 postes de PNC (hôtesses et stewards) et 1.900 postes de personnels au sol. La direction affirme vouloir privilégier des plans de départs volontaires. Mais si elle ne trouve pas assez de candidats, elle n'exclut pas des licenciements secs. Plusieurs syndicats ont appelé les personnels à faire grève lundi, au moment où la direction fera ses annonces officielles en comité central d'entreprise qui devrait débuter lundi à 9h30.

La messe n'est pourtant pas encore dite

Tout en pointant la responsabilité des pilotes, l'Etat en sa qualité d'actionnaire d'Air France (17,6%) a appelé à la reprise des négociations entre syndicats et direction.

Le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, interrogé ce matin sur Europe 1,a précisé que la porte "n'était pas fermée" à une réouverture des négociations avec les syndicats "s'ils arrivent avec une vraie volonté de discuter".

La direction réclamait aux personnels navigants de voler une centaine d'heures de plus par an, à rémunération constante, un projet unanimement rejeté par les syndicats de pilotes.

Le représentant du SNPL a dénoncé "une parodie de négociation", un faux ultimatum dans un scénario préparé d’avance.

Philippe Evain, président du SNPL d'Air France

"Les partenaires sociaux doivent revenir à la table de négocations"

Pour Manuel Valls, il faut "trouver les bonnes solutions pour l'avenir d'Air France", et surtout "chacun doit participer à l'effort, notamment les pilotes".

Le ministre de l'Economie, a appelé les syndicats à "prendre leurs responsabilités", après une rencontre avec Alexandre de Juniac tout en faisant part de "l'appui" du gouvernement à Air France.

Emmanuel Macron

Il faut regarder les chiffres en face : la situation financière, industrielle du groupe est difficile. Donc il faut conduire ces réformes. Donc le gouvernement appuie l'entreprise dans la voie des réformes qui sont conduites, et ces réformes ne peuvent être conduites que si tout le monde prend ses responsabilités, et en l'espèce, les syndicats de pilotes.

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