préavis de grève des pilotes d’air france du 15 au 22 septembre
préavis de grève des pilotes d’air france du 15 au 22 septembre © reuters

Presque autant que la direction, ils sont montrés du doigt par une partie du personnel, qui les juge en partie responsables du blocage actuel. Le SNPL, premier syndicat de pilotes d'Air France, se réunit toute la journée ce jeudi pour sortir de l'impasse.

Devant les 44 membres de son conseil, le bureau du SNPL devra répondre de l’échec de sa stratégie de négociation : avoir pris pour du bluff les menaces de la direction d’Air France d’enclencher des départs contraints de pilotes.

C'est pourtant désormais une réalité, sur la table en l’absence d’un accord sur la productivité. Comment négocier avec une direction dont on considère qu’elle navigue a vue et sans aucun projet pour l’avenir de l’entreprise autre qu’une réduction de la voilure ?

"Le pilote est intelligent, il ne va pas scier la branche sur laquelle il est assis"

D'autant plus compliqué qu'au sol, la colère gronde toujours... Et que les personnels s'agacent de plus en plus de l'attitude des pilotes.

Notre reporter Maxime Debs a passé la journée de mercredi à Roissy :

Certains sont très remontés, et se disent persuadés que si la direction proposait aux pilotes de garder leurs avantages en échange de licenciements supplémentaires au sol, ils signeraient des deux mains. D'autres se disent toutefois persuadés que la direction avait de toute façon déjà pris sa décision de licencier depuis longtemps.

Le bureau du SNPL assure, lui, avoir de propositions nouvelles sur l’organisation du travail, le temps partiel, améliorer la productivité sans baisser les salaires des pilotes. Aujourd’hui dos au mur face à un conseil qui l’a mandaté par deux fois en quelques semaines pour négocier, à une écrasante majorité, le président du SNPL Philippe Evain devra convaincre qu'il est toujours l’homme de la situation.

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