Le DRH d'Air France, Xavier Broseta, dans la cohue lundi
Le DRH d'Air France, Xavier Broseta, dans la cohue lundi © Reuters

L'enquête interne chez Air France avance vite. Une vingtaine de personnes ont été identifiées sur les différentes vidéos tournées ce lundi. Le patron d'Air France promet des mesures disciplinaires.

Pilotes, personnels au sol, personnels navigants: les profils des suspects de l'agression des membres de la direction d'Air France sont variés. Tous ont été reconnus sur des vidéos internes ou sur celles des médias . Avec des implications diverses: de l'intrusion dans la salle du Comité central d'entreprise aux coups portés au DRH Xavier Broseta.

Selon les informations de France inter, certains sont syndicalistes à la CGT et à Force Ouvrière. Les syndicats démentent. Le secrétaire général de FO chez Air France Christophe Malloggi assure que les délégués syndicaux présents se sont interposés pour protéger les dirigeants molestés.

Le PDG du groupe Air France-KLM Alexandre de Juniac promet des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu'au licenciement. Si certains de ces auteurs sont protégés par un mandat syndical, la direction générale du Travail sera consultée.

Laissons faire à ce stade les enquêteurs et la justice (...) je ne peux qu'espérer la plus grande sévérité

Manuel Valls a réaffirmé ce mercredi son soutien à la direction. A propos des sanctions, le Premier ministre estime que ces agressions relèvent d'abord du pénal. "Laissons faire à ce stade les enquêteurs et la justice (...) je ne peux qu'espérer la plus grande sévérité", a-t-il déclaré.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny.

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