La manifestation des salariés d'Alcatel devant le siège
La manifestation des salariés d'Alcatel devant le siège © Manuel Ruffez

Plusieurs centaines de salariés manifestent devant le siège de l'entreprise. Le DG d'Alcatel-Lucent sera auditionné à partir de 18h30 par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Sans le plan l'entreprise peut disparaitre dit-il.

L'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT d'Alcatel-Lucent a appelait tous les salariés de l'équipementier télécoms à manifester mardi à Paris pour "dire non" aux 900 suppressions de postes annoncées cette semaine.

Ils sont plusieurs centaines à avoir répondu à l'appel, venus grâce à 25 bus, de tous les sites français.

"Le groupe a déjà supprimé 1.430 emplois en France il y a tout juste un an et aujourd'hui, alors que le plan social n'est pas achevé, c'est 900 postes nets qui disparaissent. Les gens sont en colère, en sept ans nous aurons perdula moitié des effectifs", explique Hervé Lassalle (CFDT), porte-parole de l'intersyndicale.

Les salariés ne peuvent pas accepter un sixième plan de restructutaratin en sept ans, le reportage de Manuel Ruffez

Alcatel-Lucent a annoncé le 8 octobre la suppression nette de 10.000 postes d'ici à 2015 dans le monde. En France, le groupe envisage de supprimer 900 postes dès 2014, auxquels s'ajouteront 900 autres postes qui feront l'objet de redéploiements internes et externes.

L'équipementier en télécoms qui compte 13 sites en France veut fermer ceux de Toulouse et Rennes et céder ou filialiser les sites d'Eu (Seine-Maritime), d'Ormes (Loiret) et d'Orvault (Loire-Atlantique).

"Sans ce plan, l'entreprise peut disparaitre"

Alors que Michel Combes, le directeur général d'Alcatel-Lucent, sera auditionné à partir de 18h30 par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, le dirigeant –invité mardi matin d’Europe 1- a assuré que le plan de restructuration d’Alcatel est destiné à sauver l'entreprise qui, sinon, "peut disparaître". Il a toutefois admis qu’il pouvait être "amélioré", alors que le gouvernement a menacé i de faire barrage aux 900 suppressions d'effectifs annoncés pour la France, au moyen de la nouvelle loi sur la sécurisation de l'emploi.

Le directeur général d'Alcatel-Lucent a annoncé que le dialogue social s'ouvre "aujourd'hui même". Et qu’il va rencontrer "dès cet après-midi les représentants de l'ensemble des organisations syndicales", a-t-il indiqué.

Le groupe emploie 72.000 salariés dans le monde, dont plus de 8.000 en France.

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