Alexis Tsipras reçu à l'Élysée par François Hollande ce mercredi.
Alexis Tsipras reçu à l'Élysée par François Hollande ce mercredi. © EPA/MaxPPP

Le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a demandé mercredi à Paris que la France joue un rôle prépondérant pour obtenir une inflexion de la politique européenne vers plus de croissance et rendre la dette grecque "viable".

Lors d'une déclaration commune à l'issue d'un entretien à l'Elysée, François Hollande a prôné un dialogue "transparent" avec Athènes, où la gauche radicale, anti-austérité, vient de prendre le pouvoir. Le respect des règles européennes et des engagements pris s'impose à tous, y compris à la Grèce, a souligné le président français, à l'heure où la dette grecque dépasse les 320 milliards d'euros.

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Le président français a dit être en accord avec Alexis Tsipras pour que l'Europe fasse preuve de plus de solidarité et œuvre en faveur de la croissance. "Le dialogue entre la Grèce et ses partenaires européens doit se dérouler en vue de trouver un accord", a-t-il souligné.

Nous sommes responsables d'une monnaie (l'euro). Des efforts doivent être faits par les uns et par les autres pour que cette monnaie ait la stabilité nécessaire pour être respectée. C'est le cas aujourd'hui.

La dette grecque doit devenir "viable"

Alexis Tripras a assuré de son côté que son pays n'était "pas une menace pour l'Europe" :

Nous devons mener des réformes en Grèce pour que notre pays devienne crédible. La dette grecque doit devenir viable, je suis persuadé que nous pouvons tous travailler en commun.

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Pour le Premier ministre grec, "la France doit jouer un rôle de protagoniste pour un changement de politique en Europe." "Tous les pays doivent travailler sur un pied d'égalité. Dans la zone euro, il n'y a pas des propriétaires et des locataires, nous sommes tous des colocataires", a-t-il ajouté à l'adresse de l'Allemagne, qui prône une politique budgétaire rigoureuse en Europe et ferme à l'égard de la dette grecque.

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