Emmanuel Macron présente ce mercredi à Rungis un bilan à mi-parcours des états généraux de l'alimentation.

Une grande majorité de Français sont prêts à changer leur consommation alimentaire pour des produits plus responsables.
Une grande majorité de Français sont prêts à changer leur consommation alimentaire pour des produits plus responsables. © AFP / Thierry Zoccolan

Depuis le mois d'août., l'ensemble des intervenants de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur, planchent sur le sujet. Le but est d'assurer un meilleur revenu aux agriculteurs tout en proposant une alimentation plus saine. C'est un changement de philosophie, n'hésite-t-on pas à dire à l'Elysée. Désormais, ça ne devrait plus être les grandes enseignes de distribution, et leur guerre des prix, qui dictent leur loi.

Serge Papin, le patron de Système U, est prêt pour ça : " On essaie de faire en sorte que le monde agricole ne soit plus la variable d'ajustement à la guerre des prix."

Comme le réclamaient les syndicats d'agriculteurs, dont Laurent Pinatel de la confédération paysanne, ce sera donc le coût de revient du producteur, le fil conducteur de la négociation commerciale. " On met le coût de revient des paysans dans le contrat".

Et le gouvernement dans un second temps compte revoir, dans la grande distribution, les seuils de revente à perte et l'encadrement des promotions. Mais là, pour Alain Bazot de l'UFC-Que Choisir, c'est le consommateur qui va trinquer : "La hausse des prix est inexorable si les projets d'augmenter le seuil de revente à perte se concrétisent. On va avoir environ 1,4 milliards d'augmentation des prix et les agriculteurs à coups surs n'en verront pas la couleur."

Le gouvernement veut aussi inciter les producteurs à se regrouper, pour être plus forts, c'est bien tout l'enjeu.

Le reportage de Manuel Ruffez :

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.