des avancées attendues dans la journée dans les dicussions état-bouygues sur alstom
des avancées attendues dans la journée dans les dicussions état-bouygues sur alstom © reuters

Le projet d'alliance entre Alstom et l'américain General Electric (GE) était suspendu samedi aux négociations tendues sur le prix du rachat par l'État de 20 % du capital de l'industriel détenu par Bouygues. Un accord a finalement été trouvé. Le temps pressait car l'offre de GE expire lundi.

Vendredi, le gouvernement s'était prononcé en faveur du projet de l'américain face à celui du tandem Siemens/Mitsubishi Heavy Industries. Il avait annoncé dans le même temps et à la surprise générale qu'il comptait devenir l'actionnaire principal d'Alstom afin d'exercer sa "vigilance patriotique", selon les mots du ministre de l'Économie d'Arnaud Montebourg.

Pour ce faire, il compte racheter 20 des quelque 30 % que le groupe Bouygues détient dans Alstom. Problème : ce dernier ne comptait pas céder ses parts au prix du marché. Les négociations ont duré une bonne partie de la journée.

Un accord a finalement été trouvé dans la soirée. Les explications de Bruce de Galzain, du service éco de France Inter

François Hollande a fait pression

Le président de la République a mis tout son poid dans la balance, en expliquant en début d'après-midi que la "position définitive" de l'État sur Alstom "dépendrait" des négociations avec Bouygues.

"S'il n'y avait pas ces avancées, s'il n'y avait pas cette vente à un prix qui pour le gouvernement soit acceptable, alors il y aurait nécessairement à revenir sur l'alliance telle qu'elle vient d'être annoncée" avec General Electric, avait prévenu le président de la République en marge d'un mini-sommet européen à l'Élysée.

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