l'etat choisit ge et entrera au capital d'alstom
l'etat choisit ge et entrera au capital d'alstom © reuters

Le grouvernement a donné vendredi son feu vert à un accord pour un rachat partiel de la branche énergie d'Alstom par l'américain General Electric, assorti de conditions strictes.

Le ministre de l'Économie Arnaud Montebourg a ainsi annoncé que l'État rachèterait 20 % du capital d'Alstom :

Cette alliance (avec GE) est donc garantie par l'arrivée de l'État aux commandes d'Alstom. C'est en quelque sorte l'État qui assure et garantit l'effectivité, la solidité et la pérennité de cette alliance.

Arnaud Montebourg a prévenu GE dans un courrier adressé à son PDG que le rachat de 20 % du capital auprès de Bouygues constituait "un préalable à toute forme d'accord du gouvernement" à l'opération envisagée par GE. Il a aussi averti que l'État serait particulièrement attentif au respect de engagements du géant américain, le gouvernement utilisant ainsi un décret sur les investissements étrangers en France, adopté mi-mai, qui obligera GE à obtenir son autorisation.

C'est justement ce décret, assure Arnaud Montebourg, qui a poussé GE à améliorer son offre. Vrai ou faux ? Éléments de réponse avec Bruce de Galzain, du service éco de France Inter

Le ministre a notamment indiqué que le groupe devrait dresser une liste exhaustive et négociée avec le gouvernement des droits de veto qu'il prévoit d'accorder à l'État dans le domaine des turbines pour centrales nucléaires.

1.000 emplois promis

GE a annoncé jeudi qu'il envisageait de former avec Alstom "une alliance mondiale dans le nucléaire et française pour les turbines à vapeur en France" afin de garantir que la technologie utilisée dans les centrales nucléaires "reste française". GE, qui a précisé jeudi son engagement de créer 1.000 emplois en France, veut en outre créer deux coentreprises basées en France et détenues à parité avec Alstom dans les activités liées aux réseaux d'électricité et aux énergies renouvelables.

Sur le site d'Alstom à Belfort, les salariés sont soulagés :

C'est une bonne nouvelle pour tout le monde. C'est bien que l'État nous soutienne.

Toute ces annonces de Bercy interviennent après une saga de deux mois qui a vu le gouvernement français refuser une vente sèche à GE et faire monter les enchères en encourageant une contre-offre de Siemens et en défendant une logique de partenariat.

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