l’état et bouygues sont parvenus à un accord sur les 20% d’alstom
l’état et bouygues sont parvenus à un accord sur les 20% d’alstom © reuters

La France a conclu un accord avec Bouygues pour lui racheter 20 % du capital d'Alstom, dans le cadre de la reprise de l'essentiel de la branche énergie par General Electric. Une option d'achat qui selon Arnaud Montebourg "ne coûtera rien au contribuable".

Nous avons une option d'achat qui nous permet d'acheter lorsque le prix sera le plus bas possible. L'État dispose de 71 participations pour un portefeuille de 110 milliards. Ça ne coûtera rien au contribuable, ça peut même rapporter car il s'agit d'un placement. C'est une conception dynamique du patrimoine des Français.

Interrogé dans le 20 h de France 2, Arnaud Montebourg jubile : le ministre de l'Économie a remporté le bras de fer qui l'opposait à Bouygues sur la question du rachat d'Alstom par General Electric.

Mais quel a été le vrai rôle d'Arnaud Montebourg dans ces négociations ? Philippe Lefébure

Début 2015, au moment du rapprochement entre Alstom et le groupe américain, l'État pourra donc acheter, pendant 20 mois, jusqu'à 20 % d'actions d'Alstom, devenant ainsi le principal actionnaire de ce fleuron industriel français. Les actions pourront être achetées au prix le plus bas, soit auprès de Bouygues, soit directement sur le marché.

Une bonne affaire pour tout le monde

Pour Bouygues comme pour l'État, c'est un compromis équitable. Les titres bénéficieront en effet d'une petite réduction, (35 euros) tout en permettant à l'entreprise de ne pas les brader au prix actuel du marché (28 euros). L'État, lui, pourra avoir des représentants au conseil d'Alstom, à la place de ceux de Bouygues.

Alain Ogor, délégué CFDT, se réjouit de cette intervention "responsable" de l'État (au micro de Lorélie Carrive)

Pour Pascal Novelin, délégué CGT, le résultat est favorable à Alstom mais tout n'est pas rose

L'Etat avait annoncé vendredi qu'il soutenait loffre de GE, validée depuis par le conseil d'administration d'Alstom. Seule condition : pouvoir en devenir le premier actionnaire et avoir un pouvoir de décision dans les instances de l'entreprise française.

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