BNP Paribas
BNP Paribas © MaxPPP/IP3/Bruno LEVESQUE

La justice américaine demande à la banque française de payer une amende de plus de 10 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal. Il est reproché à BNP Parisbas d'avoir violé pendant quatre ans l'embargo américain contre Cuba, l'Iran et le Soudan.

Le litige dure depuis des années mais depuis peu l'Etat américain a durci sa position.

Après le "plaider coupable" du Crédit Suisse, le 21 mai, qui a du accepter de débourser plus de 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros) d'amendes et de pénalités pour avoir aidé des contribuables américains à frauder le fisc, c'est au tour de la banque française mais cette fois-ci l'amende s'annonce record.

S'il était confirmé, ce montant serait l'une des plus grosses amendes jamais infligées à une banque aux Etats-Unis.

Les explications de Frédéric Carbonne à Washington

Si BNP Paribas avait effectué des transactions dans une autre devise que le dollar, la loi américaine n'aurait pas été violé, car commercer avec Cuba, l'Iran et le Soudan est parfaitement licite en europe.

La sanction n'est pas encore tombée - les discussions pourraient prendre des semaines - mais les conséquences s'annoncent de toute façon très lourdes pour la BNP.

Ne pas subir d'interdiction d'effectuer des trasactions en dollars est primordial pour la banque française, même au prix d'une amende très importante, pour un montant qui a doublé par rapport aux sommes dont on parlait ces dernières semaines.

Pierre-Yves Dugua

Pour l'économiste Eric Delannoy , vice president du cabinet Weave, specialisé dans l'analyse des strategies bancaires, BNP Paribas joue tres gros dans ces negociations avec la justice americaine, car derriere cet affaire, l'enjeu est egalement politique avec en ligne de mire : la fin annoncée de l'embargo sur l'Iran, par exemple

Eric Delannoy répond à Chloë Cambreling

L'action BNP Paribas reculait de quelque 5,40% à la Bourse de Paris vers 10h00.

Le porte parole de la Banque de France a fait savoir que Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, suit le dossier des menaces judiciaires contre BNP Paribas aux Etats-Unis "avec la plus extrême attention".

L'amende représente le bénéfice net réalisé par BNP Paribas durant une année et demi

Pour Philippe Dessertine, professeur à Paris X et directeur de l'institut de Haute Finances, c'ets une amende record même pour le Etats-Unis, mais la banque pourrait "supporter" cette perte. Il répond à Claire Servajean

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