"La violation de l'obligation de discrétion et de loyauté peut être une cause réelle et sérieuse de licenciement"... Voilà le genre de phrase qu'on peut lire dans l'avis diffusé le 5 août dernier par la direction régionale Auvergne Bourgogne-Ouest à ses salariés. L'avis rappelle les règles édictées par la Direction des ressources humaines sur les relations avec les médias : interdiction d'introduire des personnes dans les emprises SNCF, obligation de discrétion et de confidentialité et obligation de loyauté. Un rappel qui fait suite à des articles et interviews, nombreux après l'accident mortel de Bretigny. Des cheminots y dénonçaient la dégradation de l'entretien du réseau ferré. Le document apporte de l'eau au moulin des syndicats, qui pointent, y compris au niveau national, le silence imposé par l'entreprise. "La SNCF a horreur qu'on souligne ses responsabilités et cherche à museler les syndicalistes", dénonce Julien Cabanne secrétaire général de la CGT cheminot en Auvergne. Lui et deux autres cheminots de la région font d'ailleurs l'objet d'une procédure disciplinaire engagée fin juillet par leur direction régionale. "Pas un sujet", nous répond de son côté la SNCF. Quant à l'avis distribué aux salariés, il s'agirait d'une initiative isolée d'un manager local, qui n'a fait "que rappeler les règles existantes".

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