Le Premier ministre Manuel Valls annonce une série de mesures fiscales pour attirer les entreprises forcées de quitter le Royaume-Uni

Vue du quartier d'affaires de La City, Londres
Vue du quartier d'affaires de La City, Londres © Reuters / Andrew Winning

Après l’onde de choc du Brexit, plusieurs places européennes rivalisent déjà pour récupérer les nombreuses entreprises installées au Royaume-Uni, et désormais contraintes à l’exil.

La France, elle, a déjà décidé de sortir le grand jeu : invité ce mercredi au forum financier Paris Europlace, Manuel Valls a dévoilé une série de mesures destinées à attirer ces exilés de la place financière de Londres, avec pour ambition de faire de Paris une nouvelle City à la française, la "capitale de la Smart Finance".

"Dans ce nouvel environnement qui se dessine, nous voulons une France attractive" – Manuel Valls

Les nouvelles mesures vont améliorer le cadre fiscal et la réglementation pour les entreprises qui choisiront la France.

Régime spécial pour les impatriés

L’une des premières mesures mise en place sera une modification du régime des "impatriés", qui permet aux salariés venus de l'étranger de bénéficier de réductions fiscales, bientôt valables pendant huit ans (contre cinq à l’heure actuelle). Ce régime comprend aussi une taxe d’impatriation, qui sera "exonérée de taxe sur les salaires".

Le chef du gouvernement a par ailleurs confirmé la baisse de l'impôt sur les sociétés (IS) annoncée par François Hollande. "Le taux normal d'impôt sur les sociétés sera progressivement ramené à 28%" (contre 33% aujourd'hui), a-t-il détaillé.

Service d’installation "tout compris" 

Pour faciliter le retour des entreprises françaises ou celui des nouveaux arrivants, le gouvernement prévoit aussi un guichet unique qui facilitera les démarches administratives pour leur implantation. Ce service, mis en place dès la rentrée, "permettra une prise en charge globale des entreprises comme de leurs salariés", en répondant à "leurs questions sur l'immobilier, la délivrance des titres de séjour, la scolarisation des enfants", a détaillé Manuel Valls.

Le Premier ministre a enfin assuré que l'Etat ouvrirait "autant de sections internationales que nécessaire dans les établissements scolaires" afin de permettre aux enfants d'expatriés de "suivre des cours dans leur langue maternelle".

La place de Paris dispose à ce jour d'un pôle de gestion d'actifs de 3.600 milliards d'euros.

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