Tempête dans un haut-fourneau. À l'origine, une annonce d'un porte-parole de la Commission européenne, précisant qu'ArcelorMittal a retiré la candidature du site sidérurgique de Florange pour le projet européen Ulcos de captation et de stockage de CO2.

"Nous avons été informés par une lettre d'ArcelorMittal que le groupe avait décidé de retirer la candidature de Florange en raison de difficultés techniques" , a déclaré le porte-parole, qui a précisé que la lettre avait été reçue à Bruxelles jeudi.

Un "Ulcos-2" en préparation pour 2013

Une annonce qui a immédiatement fait réagir, la CFDT parlant d'un nouvel "enfumage" de la part d'ArcelorMittal...

Écoutez la réaction d'Édouard Martin, délégué CFDT de Florange :

Pourtant "la Commission a toujours été prête à considérer un cofinancement de ce projet dans le cadre du programme NER300" , assure le porte-parole, tout en précisant que le projet "Ulcos pourrait concourir au prochain appel d'offres qui sera lancé l'an prochain" , a-t-il précisé.

Matignon a également voulu rassurer après l'annonce de la Commission. Pour le Premier ministre, ArcelorMittal, "à la demande du gouvernement" , s'était "engagé à poursuivre les travaux liés au projet Ulcos" . L'accord passé avec Mittal vendredi dernier est donc "toujours valable" .

Les explications de Marion L'Hour.

Car si le projet a été retiré de l'appel d'offres pour obtenir des fonds européens, c'est parce que "sa première conception rencontre de réelles difficultés technologiques" , explique Matignon. "Mais nous avons obtenu d'ArcelorMittal qu'il ne soit pas abandonné" . D'ailleurs l'industriel l'a confirmé peu après, promettant que "le projet Ulcos à Florange n'est pas abandonné à long terme" .

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