Areva dans le rouge
Areva dans le rouge © Vincent Isore/IP3 / Vincent Isore/IP3

Le groupe spécialisé dans le nucléaire, contrôlé à près de 87% par l'État, a officialisé une perte totale de plus de 2,6 milliards d'euros, contre un chiffre d'affaires en baisse de 8,33 milliards. Son directeur général n'exclut pas des suppressions de postes, mais François Rebsamen promet qu'il n'y aura pas de licenciement.

Le futur plan d'économie inclura "des partenariats comportant un volet financier" et un "renforcement de ses fonds propres". Il passera par un recentrage sur "le cœur des procédés nucléaires", une refonte du partenariat avec EDF et un renforcement d'Areva en Chine. Pour le directeur général, Philipe Knoche, Areva a fait face en 2014 à des défis qu'il n'a pas su surmonter.

Le groupe a pris la mesure de la gravité de la situation. Areva va se recentrer sur son cœur de métier, la maîtrise des procédés nucléaires clés pour le fonctionnement du parc mondial. Ce recentrage stratégique conduira à la révision de certaines ambitions, que ce soit dans la conduite des projets de nouveaux réacteurs ou dans les énergies renouvelables. L'urgence pour le groupe est de sortir de la crise qu'il traverse.

► ► ► DOCUMENT | Le communiqué complet d'Areva (PDF)

Les salariés ne cachent pas leur inquiétude : illustration avec ce reportage de Benoit Martin à La Hague, près de Cherbourg

Zéro licenciement, promet Rebsamen

Une situation qui inquiète aussi l'État, principal actionnaire du groupe. Et au premier lieu le ministre du Travail, François Rebsmen. Invité de France Inter mercredi matin, il a assuré qu'il n'y aurait aucun licenciement sec en cas de nécessité de supprimer des postes chez Areva.

On va suivre ça de près. Il faut sûrement faciliter les rapprochements avec EDF. Et s'il y avait des suppressions de postes, cela se ferait évidemment sans licenciement.

Philippe Knoche assure lui aussi que les baisses d'effectifs se feront prioritairement sur la base du volontariat.

De son côté, Manuel Valls assure que les ministres de l'Economie et de l'Ecologie, à savoir Emmanuel Macron et Ségolène Royal, examineront dans les prochaines semaines et "sans tabou" les propositions que lui feront les directions d'EDF et d'Areva. Elles "doivent travailler ensemble et dans une coopération qui doit être la plus étroite possible", a indiqué le Premier ministre.

Devant l'Assemblée nationale, Manuel Valls a également évoqué les opportunités pour la filière nucléaire française à l'international, tout particulièrement en Chine, où les "possibilités de coopération dans ce domaine comme dans bien d'autres sont immenses".

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