Mercredi, le sidérurgiste britannique British Steel, dont la maison mère vient de reprendre Ascoval, a été placé en redressement judiciaire. Les 270 salariés d’Ascoval sont sous le choc.

Les salariés ne savent plus à qui se fier.
Les salariés ne savent plus à qui se fier. © AFP / FRANCOIS LO PRESTI

Réunion de crise autour de l’aciérie d’Ascoval de Saint-Saulve. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire reçoit à 15h30 la direction, les représentants syndicaux, des élus des Hauts-de-France et de Valenciennes-Métropole.

Pour les salariés d’Ascoval, c’est comme un cauchemar sans fin. Trois repreneurs en deux ans. Le premier, Ascométal, a été placé en redressement judiciaire. Le deuxième, Altifort, n’a jamais versé les fonds promis. Le troisième, Olympus Steel, qui a racheté Ascoval il y a 10 jours, est en difficulté, avec le placement en redressement judiciaire de sa filiale British Steel. Mercredi, devant les portes de l’aciérie de Saint-Saulve, les salariés d’Ascoval étaient écœurés. 

Certes, le repreneur a bien versé les cinq premiers millions promis, mais sera-t-il en mesure de décaisser les 43 millions restants pour moderniser l’usine ? Et faut-il croire, comme le dit Bercy, que les déboires de British Steel n’auront pas de conséquences sur l’activité d’Ascoval ? Les salariés ne savent plus à qui se fier.

L’enjeu pour les syndicats, c’est d’obtenir des réponses très claires du repreneur puis jouer carte sur table avec les salariés. Avec à la clé, un vote : pour ou contre le projet de reprise. Bruno Kopczynski, porte-parole de l’intersyndicale, s’y est engagé mercredi lors d’un échange avec les salariés désabusés.

Ce vote pourrait être organisé d’ici 15 jours, suite aux réponses attendues ce jeudi à Bercy et une prochaine rencontre avec le repreneur.

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