Devant le Congrès réuni à Versailles, le président de la République a demandé aux partenaires sociaux de "réviser les règles de l’assurance-chômage". Devant tous les parlementaires, Emmanuel Macron a remis en cause le projet de loi Avenir professionnel encore en discussion.

Pierre Cavard (UNEDIC), Florian Faure (CPME) et Christian Pineau (U2P) lors des négociations sur l’assurance chômage en mars 2017 lors des négociations sur l’assurance chômage en mars 2017.
Pierre Cavard (UNEDIC), Florian Faure (CPME) et Christian Pineau (U2P) lors des négociations sur l’assurance chômage en mars 2017 lors des négociations sur l’assurance chômage en mars 2017. © AFP / Jacques DEMARTHON

Une nouvelle convention d'assurance-chômage devrait débuter dès la rentrée de septembre. Emmanuel Macron l'a évoqué lundi devant le Congrès réuni à Versailles. Cette nouvelle négociation porte particulièrement sur les sujets liés à la lutte contre la précarité dans l'emploi, donc au cumul allocations chômage, salaire, contrats courts.

Emmanuel Macron veut changer les règles de l'assurance-chômage, et toutes les options semblent aujourd'hui sur la table. Comment réduire la précarité en incitant, par exemple, les chômeurs qui alternent petits contrats et assurance-chômage à accepter des CDI ?

La mesure – inciter les entreprises à proposer des CDI et non pas des CDD à répétition aux mêmes salariés – fait sursauter le patronat.

Autre réflexion à l'étude, les deux années d'indemnisations sont-elles efficaces pour inciter à retrouver un emploi ? La reforme inquiète François Hommeril de la CFE-CGC : "Il y a un risque que l'Etat veuille prendre le contrôle du régime géré par les partenaires sociaux pour en faire un système a minima, et  renvoie chacun à sa propre conjoncture individuelle vers un régime assuranciel privé."

Constat du gouvernement : dans un contexte de reprise économique, la précarité devrait se résorber. Mais alors que le nombre de CDD de plus en plus courts explose aujourd'hui, comment mettre fin à contrats qui coûtent cher à l'assurance-chômage pour les remplacer par des CDI ?

Les explications de Denis Gravouil de le CGT : "Ce que l'on a compris, c'est que le patronat rêve des CDI de chantier pour pouvoir dire, "regardez, on fait moins de CDD, on fait des CDI mais ce seront des CDI ultra-précaires. Ce sera donc encore pire que d'avoir cette dichotomie entre les CDI et un volant de CDD qui ne fait qu'augmenter. "

Emmanuel Macron donnera les grandes lignes de cette réforme aux partenaires sociaux qu'il reçoit le 17 juillet à Elysée.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.