Alexis Tsipras à la tribune
Alexis Tsipras à la tribune © MaxPPP/EPA/Asimela Pantzartzi

Le Parlement grec se réunit aujourd'hui au lendemain de l'envoi des ultimes propositions de réformes du gouvernement aux créanciers du pays, condition préalable pour obtenir de l'argent frais et éviter la faillite.

Dans ses propositions mises au point hier et transmises une heure et demie avant la date limite, la Grèce se plie aux exigences de ses créanciers. Elle propose notamment une hausse des taxes sur le transport maritime et une suppression, pour la fin 2016, de la fiscalité avantageuse dont bénéficient ses îles, composantes essentielle de l'industrie du tourisme.

Le détail des propositions d'Athènes avec Angélique Kouounis

Le gouvernement grec s'engage également à privatiser les ports de Théssalonique et du Pirée, les deux principaux du pays.La retraite est par ailleurs repoussée à 67 ans, avec l'impossibilité de la prendre avant 62 ans. Des hausses de TVA sont aussi prévues, notamment dans la restauration (de 13% à 23%).

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En échange des nouveaux efforts consentis, Athènes réclame un financement de 53,5 milliards d'euros pour couvrir les obligations liées à sa dette jusqu'en 2018.

"Sérieux et crédible" pour François Hollande

Les chefs d'État et de gouvernement européens ont prévu de se réunir en sommet dimanche pour évaluer les propositions de réformes. S'ils estiment qu'elles peuvent servir de base à des négociations pour un prêt de trois ans et à des crédits relais pour maintenir la Grèce à flot, la Vouli se réunira alors à nouveau la semaine prochaine pour transformer les propositions en loi.

En attendant, les premières réactions aux propositions grecques sont positives. À l'image de celle de François Hollande, qui a déclaré ce vendredi matin devant la presse :

Les Grecs viennent de montrer une détermination à vouloir rester dans la zone euro parce que le programme qu'ils présentent est sérieux et crédible. Ils vont le soumettre au Parlement, ce qui montrera de la force, de l'engagement et je le dis aussi, du courage.

Il s'agit, selon le président français, de "tout faire pour qu'il y ait un accord, un bon accord, un accord respectueux des règles européennes (...), respectueux aussi des Grecs. Les heures qui viennent seront importantes. Rien n'est encore fait, mais tout doit être fait."

Grèce : chronologie de la crise
Grèce : chronologie de la crise © Radio France
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