Oubliée la crise de l’auto ? Avec plus de 2 millions de véhicules vendus en 2016, le secteur recouvre une croissance solide, marquée par la question des émissions de particules.

Renault et Dacia ont notamment vu leurs ventes progresser
Renault et Dacia ont notamment vu leurs ventes progresser © Maxppp / Julien Warnand

Le marché français retrouve des couleurs

2,015 millions de voitures particulières neuves ont été livrées en 2016, révèle le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Soit une hausse de 5,1% par rapport à 2015, et un niveau inégalé depuis 2011 (le marché était alors soutenu depuis 2009 par une prime à la casse).

Les constructeurs français ne font pas d’étincelles

Hors utilitaires, les ventes de Renault et Dacia ont certes bondi de 8% à 518 469 unités – +13,4% pour la marque low-cost seule – l'an dernier. Une progression remarquable par rapport à la concurrence nationale : PSA (Peugeot et Citroën), qui reste premier groupe français en France, avec 27,7% des immatriculations l'an dernier, plombé par des fins de séries (DS...).

Par comparaison, les constructeurs étrangers ont connu l'an dernier une hausse générale de 6,8% de leurs immatriculations. Même le groupe Volkswagen, qui pâtit depuis septembre 2015 des moteurs diesel truqués, est resté dans le vert, avec une hausse de 2,8% de ses ventes (258 603 unités).

Le diesel continue à reculer face aux autres énergies

La bascule ne s’est pas encore produite, mais le diesel, qui concernait plus d’une vente sur deux l’an dernier (52,12%), continue son déclin au profit des autres énergies (-5%). Même si le phénomène n’est pas nouveau, et même si l’on part de haut : le déclin date de 2012, année où 3 véhicules vendus sur 4 roulaient au gazole.

Les causes du désamour sont connues : nocivité des émissions et moteurs diesel truqués sur fond de resserrement des normes, pour la partie environnementale; différentiel fiscal entre l’essence et le diesel, d’autre part.

Rouler propre, c’est naturel ?

Avec le repli du diesel dans les voitures particulières, les motorisations essence ont naturellement repris des couleurs, à 43,82% du marché. La nature a horreur du vide.

Et l’électrique et l’hybride, même largement perfusés, peinent à émerger. Si certains ont abandonné le gazole pour privilégier l’électrique – un « superbonus » pouvant atteindre 10 000 euros les incitait à le faire, les immatriculations de véhicules propres restent marginales : tout juste plus de 1% pour l’électrique, tandis que l’hybride ralentit, desservi par une fiscalité moins avantageuse.

Ah, à propos de bilan carbone…

Globalement, la typologie du parc de véhicules vendus en France évolue peu cette année : un peu moins de monospaces, un peu moins de breaks, autant de berlines, de cabriolets…

Seule une catégorie progresse : les tout-terrain (et tout-chemin), qui passent de 26% à 28% des ventes entre 2015 et 2016.

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