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péage © Maxppp / Philippe Lavieille

Selon un document de travail obtenu par l'AFP, le groupe de travail sur les autoroutes joue l'apaisement. Pas question de réclamer la fin des concessions, mais en échange, les sociétés devront augmenter leur part dans le financement des infrastructures.

Les travaux du groupe, qui mêle des parlementaires et des représentants de l'administration, sont censés servir de base de négociation entre l'État et les sociétés d'autoroute, en conflit plus ou moins ouvert depuis plusieurs mois sur les tarifs des péages et les fameuses concessions. L'idée d'y mettre un terme, un temps brandi comme menace par le gouvernement, a finalement fait long feu... Mais il y aura des contreparties.

Le groupe de travail se prononce certes pour un dégel des tarifs des péages, mais en échange de ces augmentations à venir, les sociétés d'autoroute devraient prendre en compte des critères écologiques. Les sociétés d'autoroute devront également mettre la main à la poche : elles devront participer davantage au financement des infrastructures routières et renoncer à une partie de l'allongement prévu de leurs concessions.

Mieux partager "les fruits de la concession"

Cet allongement fait déjà partie d'un premier compromis, en échange d'un plan de relance de 3,2 milliards d'euros de travaux sur l'ensemble du réseau autoroutier.

Le groupe de travail s'est montré favorable à un lancement rapide du plan de relance. Le groupe de travail attend cependant des concessionnaires un effort significatif pour réduire le plus possible l'allongement envisagé des concessions.

Le texte évoque aussi "un partage des fruits de la concession, notamment sous forme de raccourcissement de la durée de la concession et de baisse des tarifs".

Les sociétés concessionnaires d'autoroutes sont accusées notamment de ne pas répercuter sur leurs tarifs leur "rentabilité exceptionnelle", et même d'augmenter depuis 10 ans le prix du péage au-delà de l'inflation. Un calcul qu'elles estiment biaisé, puisque l'ensemble des investissements et des profits devraient selon elles être comptabilisés sur les 30 ans de concession.

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