Stéphane Richard
Stéphane Richard © MaxPPP/Thomas Padilla

Le groupe lance un plan d'investissement ambitieux pour tenter de se démarquer de ses concurrents directs, en pleine guerre des prix dans les télécoms et Internet. Son patron, Stéphane Richard, évoque une enveloppe de 15 milliards d'euros pour améliorer son réseau et relier 20 millions de logements au très haut débit en sept ans.

"Essentiels 2020", c'est le nom de ce fameux plan pour garder à tout prix la place de numéro un des réseaux en France, et pas seulement en tant qu'opérateur historique. Pour Stéphane Richard, l'enjeu est de distancer à nouveau des concurrents qui grignotent chaque jour un peu de terrain.

Nous voulons clairement faire la différence avec tous les autres par rapport à la connectivité. [Le très haut débit fixe] constitue clairement un outil de création de valeur pour la reconquête de parts de marché, la fidélisation de nos clients ainsi que l'amélioration de l'ARPU (revenu moyen par abonné).

Le chiffre d'affaires d'Orange n'a cessé de reculer depuis 2011, et le groupe ne s'attend pas à une embellie dans un futur immédiat, avec un point bas en 2016 pour son chiffre d'affaires. À l'horizon 2018, le chiffre d'affaires devrait en revanche retrouver un niveau supérieur à celui de 2014.

► ► ► DOCUMENT | Lire le communiqué complet d'Orange

De quoi rassurer aussi les actionnaires : le dividende devrait être maintenu à 60 centimes d'euro au minimum sur la période 2015-2018, sans exclure une possible hausse en fonction de l'évolution de sa performance.

Stéphane Richard annonce également 1 900 recrutements entre 2015 et 2016, avec comme objectif que "neuf salariés sur dix recommande Orange comme employeur".

"Essentiels 2020" prend le relais du plan "Conquête 2015", annoncé à l'été 2010 au lendemain d'une série de suicides de salariés qui avait ébranlé l'entreprise. Si l'opérateur a atteint l'objectif prioritaire qu'il s'était à l'époque fixé (pacifier les relations sociales dans le groupe), plusieurs autres de ses ambitions se sont cassé les dents sur la guerre des prix déclenchée en 2012 par l'arrivée de Free, la filiale d'Iliad, dans le mobile.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.