C’est la création la plus rapide de l’histoire de l’aéronautique. Hier, personne n’en avait entendu parler ; aujourd’hui, l’A220 décolle de Toulouse. Le secret du dernier-né d’Airbus ? Il a fait son premier vol… en 2016, sous les couleurs de Bombardier, dont l’avionneur européen a pris le contrôle fin 2017.

L’ex-CSeries de Bombardier, un appareil de 100 à 150 places, change de couleurs. Chez Airbus, il s’appelle désormais l’A220.
L’ex-CSeries de Bombardier, un appareil de 100 à 150 places, change de couleurs. Chez Airbus, il s’appelle désormais l’A220. © Radio France / Stéphane Iglésis

Airbus et Bombardier ont enfin donné forme au partenariat qu'ils ont signé en octobre 2017. Avec l'A220, le géant européen donne une seconde vie à un programme lancé par l'avionneur canadien.

Le CSeries, qui s'est vendu à moins de 350 exemplaires depuis son envol en 2016, avait besoin de la puissance industrielle et commerciale d'Airbus ; Airbus, lui, avait besoin d'un nouveau terrain de conquête face à Boeing .

Potentiel commercial

Dans les vingt ans à venir, les deux avionneurs tablent sur "au moins 3 000" ventes de cet appareil qui vient compléter le bas de la gamme mono-couloir d'Airbus, soit 50 % du marché estimé pour ce type d'avion.

Les CSeries 100 et 300 deviennent donc l'A220-100 et l'A220-300. Ils offrent une capacité de 100 à 150 sièges, juste en dessous de la capacité de la famille best-seller d'Airbus, les A320.

Une opération qui lui permettra de préparer au mieux l'arrivée de son concurrent sur le même segment : Boeing vient d'acheter les avions régionaux du brésilien Embraer, les ERJ et E2 de 70 à 150 sièges.

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