michel sapin-arnaud montebourg, un tandem surprenant aux commandes à bercy
michel sapin-arnaud montebourg, un tandem surprenant aux commandes à bercy © reuters

Le budget de l'État est déjà en déficit chronique, cette fois il manquerait 8 milliards d'euros pour boucler celui de l'année, selon Le Figaro. La faute aux promesses de plus en plus nombreuses faites aux uns et aux autres...

Ces derniers temps, elles se sont accumulées :

  • Les deux milliards du plan de formation des chômeurs
  • Le soutien promis aux agriculteurs
  • Le plan d'entretien du réseau routier
  • L'aide à la recherche...

Au total, une facture de plus de trois milliards d'euros. Ajoutez à cela une inflation négative, bien plus faible que prévu : selon l'Insee, les prix baissent au mois de février. Une bonne chose pour les consommateurs, pas pour l'État, car cela signifie aussi une baisse des revenus de la TVA et donc un gros trou dans le budget.

On en arriverait donc à 7 ou 8 milliards d'euros en moins. Sur l'ensemble du budget, ce n'est pas si énorme, mais ça n'est pas rien. Un député socialiste confirme qu'il faudra sans doute corriger le tir dans une loi de finances rectificative au printemps . Pas de panique pour autant : l'an dernier, il manquait à peu près la même somme, et le budget avait bien été bouclé.

La question, c'est comment. À Bercy, on explique que l'inflation faible est à double tranchant. Elle peut permettre d'économiser sur les achats de matériels, par exemple. Il y a aussi une réserve de 9 milliards, votée dans le budget l'en début d'année , et qui pourrait être en partie utilisée. Les intérêts de la dette pourraient aussi coûter moins cher, car les taux sont très bas.

Enfin, l'ultime solution, ce sera tout simplement... de trouver des économies à faire.

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