thierry lepaon sur le point de succéder à bernard thibault
thierry lepaon sur le point de succéder à bernard thibault © reuters

Le secrétaire général de la CGT depuis 14 ans confiera les rênes du syndicat vendredi, à l'issue d'un congrès à Toulouse qui commence ce lundi. Son successeur s'appelle Thierry Lepaon, et ce congrès sera son baptême du feu.

Déjà 14 ans que Bernard Thibault menait d'une main sûre mais ferme son syndicat. En 14 ans, le secrétaire général peut se targuer d'un bilan que beaucoup considéraient comme impossible. Il a fallu entièrement réformer la CGT, la débarrasser de l'emprise du Parti Communiste Français, et réussir à lui faire conserver un rôle majeur en pleine période de crise(s).

Bernard Thibault part finalement sur un bilan positif. Bruce de Galzain.

Ce 50e Congrès sera donc l'occasion de tourner une page importante de l'histoire de la CGT, à un moment où la crise sociale est toujours profonde, et les relations avec le gouvernement (pourtant de gauche) compriquées.

Un millier de délégués sont attendus, représentant 692.000 adhérents revendiqués. Ils seront réunis toute la semaine au Parc des expositions de Toulouse.

Thierry Lepaon, le petit nouveau

À leur tête bientôt, un ex-salarié de Moulinex, Thierry Lepaon. À 53 ans, il prendra le relais vendredi, lors de son intronisation officielle.

Mais pour l'instant, les militants connaissent encore peu ce nouveau secrétaire général... Léo Chapuis.

Sa désignation s'est d'ailleurs faite dansla douleur. Bernard Thibault n'en voulait pas, préférant une candidate, Nadine Prigent. Cette dernière n'a pas été adoubée par le "parlement" de la centrale. Plusieurs mois de crise interne avaient suivi, avant un accord sur le nom de Thierry Lepaon.

Pour Dominique Seux, la CGT a aujourd'hui besoin de ce que le Vatican a montré la semaine dernière : de la fumée blanche et du mouvement !

Pour son baptême du feu, le nouveau numéro un de la CGT devra surtout se positionner par rapport au pouvoir socialiste. "On va fermement combattre une rigueur suicidaire et l'accord destructeur sur l'emploi", a-t-il déjà prévenu. Mais pas question d'engager un bras de fer avec Jean-Marc Ayrault et ses ministres, à l'origine de "mesures positives" pour Thierry Lepaon. "Je ne veux pas d'un syndicat qui se contente de dire non. Mais la CGT ne signe que les bons accords". L'accord emploi, par exemple, n'en fait pas partie. Et la future réforme des retraites devrait, elle aussi, poser un souci à un numéro un qui n'attend qu'une occasion de se faire un nom.

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