[scald=217303:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le nombre de demandeurs d'emploi a bondi en janvier en France après une hausse plus modérée en décembre, la moitié de la progression étant due à une modification du système de radiation des chômeurs.

Selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Travail, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (ceux qui n'ont pas travaillé) a augmenté de 43.900 le mois dernier en France métropolitaine (+1,4%) pour atteindre 3.169.300, soit son plus haut niveau depuis juillet 1997.

Sur un an la hausse est de 10,7%. Janvier est le 21e mois consécutif de progression du nombre de chômeurs en catégorie A.

La réforme du mode de radiation au 1er janvier pour qu'elles prennent effet à la date de notification et non plus à la date du manquement qui les motive a fait gonfler de 21.100 le nombre de demandeurs en catégorie A.

Sans cette réforme, le nombre de demandeurs d'emploi n'aurait progressé que de 0,7% en catégorie A, soit 22.800 personnes de plus.

La hausse de décembre a été révisée à +8.000 en catégorie A contre +300 annoncé le mois dernier.

En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 1,3% le mois dernier, soit 60.800 personnes, pour atteindre 4.680.200, soit une augmentation de 9,8% sur un an.

En incluant l'Outre-mer, il atteint 4.967.500.

La réforme des radiations a entraîné 24.000 demandeurs d'emploi supplémentaires en catégories A, B et C.

Les travailleurs les plus âgés ont été les plus touchés par la hausse du chômage en janvier, tandis que les jeunes ont été relativement les plus épargnés.

Ainsi, le nombre de demandeurs d'emploi de 50 ans et plus a augmenté de 1,8% en catégorie A en métropole (+16,8% sur un an) et de 1,4% en A, B, C (+15,4% sur un an). Ceux de moins de 25 ans ont vu leur nombre augmenter de 0,5% en A, et de 0,7% en A, B, C, soit des hausses respectives de 9,6% et 9,9% sur un an.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, déclare dans un communiqué que la hausse du nombre de chômeurs en janvier "était attendue et s'explique avant tout par le recul de l'activité fin 2012, dans le prolongement de la tendance à l'oeuvre depuis plus de 20 mois".

Il réitère par ailleurs l'objectif fixé par le président François Hollande d'une inversion de la courbe du chômage d'ici fin 2013, qui semble très difficile à atteindre si la croissance économique est proche de zéro cette année comme le prévoient la Commission européenne et de nombreux économistes.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yann Le Guernigou

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