nouveau plan de restructuration chez bouygues telecom
nouveau plan de restructuration chez bouygues telecom © reuters

Bouygues Telecom prévoit desupprimer plus de 1.500 postes dans le cadre d'un nouveau plan de restructuration qui doit lui permettre de subsister en solo dans un marché français des télécoms éprouvé par deux années de guerre des prix.

Réduire la voilure, simplifier le maquis des offres mobiles et enfoncer le clou dans l'offensive sur le fixe : telle est lafeuille de route tracée par le PDG Olivier Roussat pour assurer l'avenir du numéro trois français du mobile dans un marché à quatre acteurs dont la consolidation se fait attendre.

Notre projet c'est de faire un Bouygues Telecom qui vit durablement à quatre.

Les explications de Manuel Ruffez du service économie de France Inter

Esseulée après l'échec de sa tentative de rachat de SFR, la filiale de Bouygues s'est retrouvée ces deux derniers

mois au centre de discussions portant sur son possible rachat par les opérateurs concurrents Iliad et Orange. L'action de Bouygues a accéléré ses pertes après la publication de ces informations, abandonnant à 16h30 5,97% à32,13 euros. Le titre affichait auparavant une hausse de près de 25% depuis le début de l'année, soutenue par le redressement de ses activités dans la construction et par les spéculations sur des ventes d'actifs. Orange de son côté perdait 3,72% tandis qu'Iliad dégringolait de 7,61%. Lors d'un comité central d'entreprise, le PDG a dévoilé lesdétails du plan de transformation qui doit permettre au groupe d'économiser 300 millions d'euros sur ses coûts à horizon 2016, comme annoncé dès le mois dernier.

Vers des départs contraints

Bouygues, qui avait déjà supprimé un peu moins de 550 postes via des départs volontaires il y a deux ans, va cette fois réduire ses effectifs de 1.516 sur un total de 9.000, soit 17%.L'informatique et le marketing seront les fonctions les plus touchées par cette nouvelle cure d'austérité qui pourraitnécessiter des départs contraints, une première dans l'histoire de la filiale de Bouygues, le "bébé" du PDG Martin Bouygues. Une partie des effectifs pourrait toutefois bénéficier de reclassements au sein de la maison-mère qui a recruté l'an dernier 3.800 personnes.

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