La manifestation intersyndicale à Morlaix
La manifestation intersyndicale à Morlaix © MaxPPP/Ouest France/ V Mouchel

Les manifestants ont défilé à Rennes, Saint-Brieuc, Lorient et Morlaix à l'appel d'une très large intersyndicale, qui a réunis environs 10.000 salariés,

Pour la CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU, les "Bonnets rouges" sont victimes d'une "manipulation" de la part du patronat, de la FNSEA et de responsables politiques.

Les organisations syndicales rejettent ce mouvement hétéroclite -salariés, chefs d'entreprises, élus, militants politiques et régionalistes- qu'ils condidèrent "populiste".

Ils ont voulu organiser cette mobilisation afin d'exiger des mesures sociales dans le "Pacte d'avenir" pour la région lancé par l'Etat en octobre pour venir en aide à la Bretagne dont les piliers économiques - agroalimentaire, télécoms et automobile- vacillent sous les vagues successives de plans de restructuration.

Christian Troadec, l'une des principales figures des "Bonnets rouges", a voulu se mêler aux manifestants de Lorient et Morlaix a été sifflé par la foule des manifestants.

A Lorient les leaders de la CGT et de la CFDT Thierry Lepaon et Laurent Berger ont défilé derrière la même banderole "Pour l'avenir de la Bretagne, mobilisons-nous pour un pacte social en faveur de la Bretagne".

A Morlaix, ils étaient plus de 3.000 a battre le pavé. Dans le cortège on trouvait des salariés du groupe volailler finistérien Tilly-Sabco en difficulté et des salariés des abattoirs Gad. L'un d'entre eux arborait une pancarte portant l'inscription: "Le père Noël est déjà passé, j'ai perdu mon emploi."

Hervé Cressard est à Morlaix

Face aux revendications des syndicats, le ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot a assuré samedi matin qu'une "dimension sociale" serait donnée au Pacte d'avenir, notamment dans l'industrie agroalimentaire.

Les "Bonnets rouges" ont rassemblé début novembre à Quimper entre 15.000 et 30.000 personnes. Ils n'étaient "que" 10.000 samedi à l'appel de l'intersyndicale.

Pour Thierry Lepaon ce n'est pas un problème, selon le leader de la CGT, les "Bonnets rouges" sont un mouvement appelé à disparaitre, contrairement aux syndicats qui se battent au quotidien aux cotés des salariés

Les "Bonnets rouges" ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 30 novembre, à Carhaix.

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