La capitale française veut devenir le principal point de chute des travailleurs du secteur de la finance après le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévu pour le 29 mars 2019. Paris pourrait dépenser sans compter pour les convaincre de quitter Londres pour elle.

La Tour Eiffel aux couleurs de l'Angleterre lors de l'Euro 2016
La Tour Eiffel aux couleurs de l'Angleterre lors de l'Euro 2016 © AFP / Philippe Lopez

Ce samedi, nous sommes à six mois jour pour jour du Brexit : une échéance à laquelle on se prépare côté français, notamment dans le monde des entreprises et de la finance. Paris veut se positionner comme une place attractive pour les salariés et les entreprises qui quitteront Londres dans la foulée du Brexit.

On les appelle des salariés "impatriés", et ils sont environ 3 500 à préparer en ce moment leur retour en France. La plupart travaillent dans le secteur de la finance. Pour eux, Paris veut déplier le tapis rouge.

Attirer les entreprises, les salariés et leurs familles

Premier objectif : leur simplifier la vie. Le droit français sera aligné sur le droit européen pour les services financiers, ce qui aboutira (pour eux et pour leurs sociétés) à la suppression de nombreuses contraintes réglementaires.

Les gestionnaires de fonds, en particulier, verront leur fiscalité alignée sur celle du capital et non pas du travail. Résultat: moins d'impôt à payer au retour de Londres.

Leurs familles ne seront pas oubliées, avec l'ouverture à la rentrée 2019 d'une école européenne à Courbevoie, à proximité du quartier de La Défense. De la maternelle au baccalauréat, l'établissement dispensera des cours en français et en anglais.

Objectif : créer un environnement stable qui ressemble le plus possible au cocon londonien. Ce cocon que les financiers francophiles de la City s'apprêtent à quitter, au plus tard le 29 mars 2019, le D-day officiel pour la séparation du Royaume-Uni et de l'Union européenne.

Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.