Ministres et députés ont débuté lundi soir l'examen du projet de budget 2019, promettant de redonner du pouvoir d'achat aux actifs. Mais l'opposition n'y croit pas, dénonçant les recettes record des prélèvements obligatoires.

Près de 2 000 amendements ont été déposés pour l'examen du budget 2019.
Près de 2 000 amendements ont été déposés pour l'examen du budget 2019. © AFP / Thomas SAMSON

Le gouvernement joue la constance pour rétablir les comptes publics et salue trois années consécutives sous la barre des 3 %. Depuis lundi, l'examen du budget a démarré à l'Assemblée avec la partie recettes ce lundi (soit les impôts et les taxes) et se poursuit ce mardi par le pouvoir d'achat.

Pour la première fois, les prélèvements obligatoires ont dépassé les 1000 milliards d’euros. Un record.  Pour 2019, le budget est tourné vers ceux qui travaillent. Le gouvernement dit rendre 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat, tout en réduisant les déficits. 

"C'est un budget qui renforce le travail et notamment le travail qui paie, plaide le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. L'augmentation de la prime d'activité et les baisses de cotisations sociales sur les heures supplémentaires permettent notamment un gain de "11  % de pouvoir d'achat".

2 000 amendements déposés

Des gains de pouvoir d’achat inscrits jusque sur la fiche de paye ou la taxe d’habitation, mais cela ne suffit pas à calmer l'opposition. Le président de la commission des finances, le LR Eric Woerth dénonce notamment le gel des pensions ou la hausses des taxes sur les carburants : "Et pourquoi ne pas indiquer sur les tickets de caisse de carburant ou mieux, sur les pompes à essence, ce qu'ils auraient payés si vous n'aviez pas décider la fiscalité énergétique ?"

Au Parti socialiste, on dénonce un mensonge, voire une arnaque à la gauche de la gauche, pour le député du Nord Fabien Roussel. Dans ce projet de budget, le communiste ne voit qu'un "budget des riches, an 2". "Vous allez donner 86 000 euros en moyenne. Les autres, que gagneront-ils ? Trente euros de plus pour ceux qui touchent le minimum vieillesse ? Et encore, d'ici la fin du quinquennat !"

Quant aux députés de la majorité, ils se disent prêt à amender le texte dans le sens des plus modestes, 2 000 amendements ont ainsi été déposés, soit le double de l'an passé.

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