jean-marc ayrault reconnait que l'objectif d'un déficit de 3% ne sera pas atteint
jean-marc ayrault reconnait que l'objectif d'un déficit de 3% ne sera pas atteint © reuters

Après François Hollande, plusieurs ministres ont reconnu hier l'abandon progressif de l'objectif 2013 de réduction des déficits publics à 3% du PIB : le ministre de l'Economie Pierre Moscovici à la sortie du conseil des ministres et, avant lui, sur France Inter hier matin, son ministre délégué au budget Pierre Cahuzac et Laurent Fabius. Et hier soir c’est même le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui l'a confirmé sur France 3.

Le gouvernement commence donc à préparer les esprits sur l'impossibilité d'atteindre cet objectif en 2013.

La consigne a été passée par l'Elysée, Cyril Graziani

Selon le ministre de l'Economie, le gouvernement devra bien "repenser" ses objectifs : il avait prévu une croissance de 0,8% du PIB en 2013. Pour autant, il rappelle que la politique menée est "sérieuse", c'est "une politique de lutte contre les déficits". Pour le moment, pas question donc de lancer de nouvelles mesures : "Je pense qu'il ne faut pas ajouter de l'austérité aux difficultés d'aujourd'hui", a-t-il insisté. Dans une semaine, le 22 février, la Commission européenne doit publier de nouvelles prévisions, avant des discussions au printemps. "La commission européenne peut décider de nous accorder un délai", pour atteindre l'objectif des 3%, a estimé Pierre Moscovici, en refusant d'en faire la demande pour l'instant. "Ce que la commission européenne attend, c'est le sérieux, il est là, c'est de vérifier que l'effort structurel est là et il est fait de manière plus puissante, considérable, sans précédent, ça n'avait pas été fait par les gouvernements précédents".

Constat d'échec terrible pour François Hollande

Cet abandon de l'objectif des 3% est une annonce que ne pouvait pas laisser passer Jean-François Copé. Le président de l'UMP, a annoncé hier qu’il va déposer dans les prochaines semaines une motion de censure contre la politique économique du gouvernement.

Jean-François Copé

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