Le sommet climat qui est organisé mardi à Paris est très attendu par les ONG. Un sommet pendant lequel une cinquantaine de dirigeants vont tirer un premier bilan de la COP21 de Paris et dégager des sources de financement, entre finance verte et entreprises responsables.

Le One Planet Summit accueillera ses participants sur l’île Seguin.
Le One Planet Summit accueillera ses participants sur l’île Seguin. © AFP / GARDEL Bertrand / hemis.fr / hemis.fr / Hemis

Réorienter la finance vers une économie plus verte. C'est tout l'objet du sommet One planet summit qui réunit mardi une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernements de la planète, mais sans compter sur la présence de Donald Trump, après sa décision de sortir de l'Accord de Paris. L'enjeu de la rencontre est principalement financier : comment orienter les fonds vers une économie moins polluante ? Mais de quoi parle-t-on derrière le concept d'économie verte ?

4 millions d'emplois créés

En France, il existe depuis 2010 un observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte qui définit les entreprises concernées, selon plusieurs critères, des entreprises qui représentent plusieurs millions d'emplois.

En janvier 2014, la Dares recensait 4 millions d'emplois créés dans les secteurs à finalité environnementale, entre 2010 et 2014, dont 440 000 emplois dans les éco-activités, destinées à la protection de l'environnement ou la gestion des ressources naturelles.

Mais l'économie verte englobe aussi les activités classiques, celles d'entreprises qui tenter d'adopter des procédés de fabrication ou de fonctionnement non polluants ou moins gourmands en énergie. La BPI, la Banque publique d'investissement dressait en 2015 dix recommandations pour rendre son entreprise plus verte : économie d'énergies, incitation au recyclage, alimentation bio et même hébergement de son site internet auprès d'un service qui plante des arbres pour compenser la pollution générée par nos activités numériques.

L'économie verte concerne enfin également la finance. Les obligations vertes, ces titres de créance émis par des entreprises telles qu'Engie ou bien l'État explosent. Résultat : les banques françaises totalisent un quart des obligations vertes de la planète, un secteur porteur qui pourrait assurer la stabilité des marchés financiers français. Le problème, toutefois, reste dans les critères de définition du secteur "vert". Des critères qui n'ont aucun standard de référence à l'échelle mondiale. 

Ecoutez le reportage de Delphine Simon 

1 min

Le sommet consacré au climat à Paris

Par Delphine Simon
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.