Une récente étude (publiée le 13 juillet) de l'université de Columbia montre que les avions pourraient bien rester cloués au sol à cause de la chaleur.

Airbus A380 approchant l'aéroport de Nice
Airbus A380 approchant l'aéroport de Nice © AFP / VALERY HACHE

Les avions ont en effet plus de mal à décoller quand la température est trop élevée. Et l'étude montre que la multiplication des pics de chaleur extrême pourrait poser problème à 10 à 30% des avions aux heures les plus critiques.

C'était en juin dernier. Une vague de chaleur en Arizona avec près de 50 °C à Phoenix a provoqué l'annulation d'une quarantaine de vols. La cause est invisible et se trouve dans l'air : c'est une question de densité de l'air. Avec la chaleur l'air devient moins dense et cela diminue la portance des appareils. Pour décoller et atterir ils sont contraints de pousser les moteurs, surtout les plus petits appareils.

Pour éviter cela, il faut alléger l'avion en transportant moins de passagers ou bien moins de kérosène, et dans ce cas là l'escale technique est indispensable . Un casse-tête pour l'organisation de l'aviation quand on sait que plus 100.000 avions traversent le ciel chaque jour. Pour l'instant, ces pics de chaleur extrême provoque des annulations 2 ou 3 jours par an, si l'on prend le cas de Phoenix. Dans une quarantaine d'années cela pourra être 1 ou 2 semaines. Ce qui entrainera aussi des conséquences économiques pour les compagnies.

A Paris, où les pistes sont longues et le climat tempéré les avions devraient continuer à décoller sans problème dans les prochaines décennies.

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