L’Autorité de sûreté nucléaire estime à un mois environ le temps nécessaire pour autoriser ou non le redémarrage des centrales à l'arrêt.

La centrale du Tricastin, dans le Sud de la France
La centrale du Tricastin, dans le Sud de la France © AFP /

Dans une interview au Figaro, Pierre-Franck Chevet, le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), indique qu'EDF a bien adressé à son institution un dossier sur les derniers tests réalisés sur les centrales nucléaires actuellement en maintenance et à l’arrêt.

Un mois pour autoriser le redémarrage

Pierre-Franck Chevet estime qu’il faudra attendre un mois avant d’autoriser ou non un redémarrage :

En fin de semaine dernière, EDF nous a remis un dossier complet pour chacune des pièces concernées. Il nous faut ensuite un mois environ pour contrôler les tests effectués et donner, ou non, notre feu vert au redémarrage des centrales.

Le président de l'ASN indique également qu'il faut attendre un mois avant que les réacteurs à l'arrêt redeviennent opérationnels, puis atteignent leur pleine puissance en janvier 2017.

Dans le meilleur des cas, les réacteurs d'EDF pourraient être opérationnels dans un mois et atteindre leur pleine puissance en janvier 2017.

Objectif janvier 2017

Selon des précisions données par la suite par EDF, le redémarrage des réacteurs Dampierre 3 (900 MW) et Civaux 2 (1 500 MW), qui devait avoir lieu le 30 novembre, est désormais prévu le 31 décembre. Le redémarrage du réacteur Saint-Laurent 2, prévu le 27 novembre, est avancé de trois jours.

Sept réacteurs EDF doivent désormais reprendre la production le 31 décembre :

  • Dampierre 3 (900 MW)
  • Civaux 2 (1 500 MW)
  • Tricastin 4 (900 MW)
  • Gravelines 2 (900 MW)
  • Bugey 4 (900 MW)
  • Tricastin 1 et Tricastin 3 (900 MW chacun)

Craintes de pénurie

L’ASN a demandé à EDF de mener des contrôles supplémentaires sur 12 réacteurs, ce qui a fait craindre que la France ne puisse faire face aux pics de demande d'électricité de l'hiver. La France dépend des 58 réacteurs français d'EDF pour 75% de ses besoins en électricité.

Les contrôles menés portent sur des fonds de générateurs de vapeur pouvant présenter une zone de concentration importante en carbone risquant de conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu'attendues.

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