thierry lepaon prône d'emblée une journée d'action pour la cgt
thierry lepaon prône d'emblée une journée d'action pour la cgt © reuters

Attaqué dans la presse sur son train de vie, le secrétaire général du syndicat est toujours sur la sellette. Il fait face ce mardi aux 55 autres membres du gouvernement de la centrale syndicale, la Commission exécutive confédérale.

Une réunion qui a déjà fait tomber une tête, celle d'Éric Lafont, administrateur trésorier de la CGT, démissionnaire... Et qui pourrait coûter la sienne à l'actuel numéro un du syndicat.

Les précisions de Philippe Lefébure, chef du service économique de France Inter

Des révélations sur les frais engagés pour rénover le domicile et le bureau de Thierry Lepaon et sur une indemnité d'une trentaine de milliers d'euros perçue quand il a quitté la direction du comité régional de la CGT de Normandie ont plongé la première organisation syndicale française dans une crise, dont les instances veulent désormais sortir.

Ça a fait beaucoup de bruit en interne. Ce n'est pas comme ça qu'un secrétaire général doit se comporter. La solution la plus sage serait qu'il se retire et qu'on aille vers une solution transitoire ou un congrès.

Un dirigeant de fédération

Les voix demandant le départ du secrétaire général se multiplient, de la base aux instances dirigeantes de la CGT.

Lors d'une réunion du bureau confédéral, vendredi, Thierry Lepaon a obtenu un répit en repoussant les demandes de réunion extraordinaire du Comité confédéral national (CCN), le parlement de la CGT, seul habilité à le démettre.

Thierry Lepaon en sursis ?

Mais la question sera vraisemblablement de nouveau posée au sein de la Commission exécutive, dont la réunion devrait se prolonger jusqu'en milieu d'après-midi mardi.

Elle doit notamment entendre un rapport de la Commission financière de contrôle de la CGT, chargée début novembre par le CCN de faire la lumière sur d'éventuels "dysfonctionnements". Selon un dirigeant de la CGT, si la décision de convoquer un CCN extraordinaire était effectivement prise, cela marquerait le début d'une procédure de destitution de Thierry Lepaon.

Le secrétaire général a tenté la semaine dernière de négocier avec les dirigeants de plusieurs grandes fédérations, dont la métallurgie, l'énergie, les transports, la santé, les travailleurs d'Etat et les cheminots, son maintien à la tête de l'organisation jusqu'à la fin de son mandat, en 2016.

"L'affaire Lepaon" écorne également l'image de son prédécesseur, Bernard Thibault, à qui il est reproché de n'avoir pas préparé celle-ci et d'avoir laissé une organisation mal en point.

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