Philippe Martinez
Philippe Martinez © HOTO WITT / POOL / MAXPPP France / HOTO WITT / POOL / MAXPPP France

Pour être validée, la candidature de Philippe Martinez et de son équipe devait recueillir au moins les 2/3 des suffrages. Il obtient finalement la quasi-unanimité.

Ce sera donc à ce petit homme moustachu de 53 ans qu'il va falloir s'habituer. Son prédécesseur Thierry Lepaon était un choix qu'on a dit par défaut.

Philippe Martinez, c'est un choix par épuisement collectif relèvent des militants. Épuisement après deux ans de crise larvée et de guerre des chefs au coeur du syndicat. La CGT ne s'est pas relevée en effet de la succession ratée de Bernard Thibault, en 2012.

Si Thierry Lepaon se préparerait, dans l'ombre, à écrire un livre pour raconter ses déboires et sa vérité, Philippe Martinez va devoir, lui, reconstruire une CGT affaiblie, meurtrie, déboussolée. Le parlement de la CGT débattra dès demain, des grandes orientations et puis, un congrès est prévu courant 2016.

Avec Philippe Martinez, c'est plutôt la ligne dure qui devrait s'imposer, une ligne proche du PC, une ligne contestataire, propre à rassurer les troupes pour démarrer. Ensuite, Philippe Martinez atténuera peut-être le discours. On le dit en effet pragmatique. Bref, un dur, qui signe rarement des accords mais qui ne refuse pas de dialoguer.

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