Des milliers de cavaliers à Paris contre la hausse de la TVA
Des milliers de cavaliers à Paris contre la hausse de la TVA © Sandy Dauphin

Ils ont défilé de la place d'Italie à Nation. Plusieurs milliers de cavaliers et de poneys venus de toute la France, ont battu le pavé parisien pour protester contre la hausse de la TVA de 7% à 20% résultant d'une directive européenne.

"Hollande t'es pas le bon cheval", proclamait une pancarte brandie par un manifestant portant un masque de cheval. "Le cheval, c'est génial, la TVA, c'est fatal", disait une autre.

Les propriétaire de centres équestres disent ne pas pouvoir répercuter cette TVA sur la clientèle et se trouver donc acculer à fermer.

Selon un dirigeant de centre équestre, "cette augmentationde la TVA va entraîner la fermeture de 2.000 centres équestres sur 7.000, la perte de 6.000 emplois directs et envoyer 80.000 chevaux à l'abattoir". Plus de 2,3 millions de Français pratiquent l'équitation.

Le gouvernement prévoit d'augmenter la TVA, de 7% à 20%, sur les centres équestres à compter du 1er janvier pour se mettre en conformité avec des injonctions de Bruxelles. En compensation, il a annoncé des mesures pour aider les centres équestres, notamment via la création d'un fonds spécifique.

Les organisateurs ont compté 20.000 manifestants -peut-être ont-il compté également les pattes des chevaux- qui ont défilé dans le calme. Le porte-parole du collectif équitation en péril, Pascal Mulet-Querner, demande maintenant à être reçu par François Hollande. La fédération équestre exige, elle, un moratoire sur ce que les manifestants appellent "l'équi-taxe" de l'Europe.

Le reportage sur la manifestation de Sandy Dauphin

Vendredi, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve a promis de se battre en faveur de la filière dans le cadre de la renégociation de la directive TVA, afin de réintroduire les centres équestres dans le dispositif de taux réduit.

Un fonds spécifique sera ouvert au profit des centres équestres ce qui permettra, avec le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) dont ils bénéficient déjà, decompenser l'effet de la hausse de la TVA, a-t-il précisé en marge du débat sur le budget 2014 au Sénat.

La ministre des Sports, Valérie Fourneyron, a souligné pour sa part qu'une révision de la directive européenne n'était pas possible à court terme et que d'ici-là, le gouvernement activait tous les leviers pour limiter l'impact de la hausse.

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