Peu de chances que vous croisiez des voitures électriques partout dans les années qui viennent : le ministre de la Transition écologique estime que pour ce changement, ce ne sera pas maintenant mais plutôt dans une vingtaine d'années.

François de Rugy au volant d'une ZOE, la voiture électrique de Renault
François de Rugy au volant d'une ZOE, la voiture électrique de Renault © AFP / Eric Piermont

Réduire peu à peu le parc essence et diesel pour aller vers quelque chose de plus vert : l'intention est louable mais le chemin encore long.  Comme l'a encore dit jeudi soir le ministre de l'écologie, François de Rugy : "Le tout électrique ne s'imposera pas à court terme". Au mieux en 2040.

Dans les allées du Salon de l'auto, installé au volant de la Zoé, la voiture électrique star de Renault, Alexandre semble séduit. Mais pris sur le vif, un peu piégé, il doit bien  le concéder : "Aujourd'hui, je roule au diesel. J'essaie tout doucement d'évoluer, et l'énergie électrique, pourquoi pas ?"

Posté non loin, Alexandre Chazel, en charge du stand Renault  le temps du Salon voit, lui, de plus en plus  de visiteurs intrigués.

On croît de plus en plus chaque année. On était à 10.000 voitures, on est passés à 15.000 l'année dernière en France. Sur 2018 on va, je pense, exploser tous ces records.

Encore trop de freins pour vraiment décoller

Reste que dans la réalité, comme les autres, la marque a encore de la marge, beaucoup de marge, avec aujourd'hui seulement 5 % de ses voitures effectivement vendues en électrique.

Premier frein à l'achat : l'autonomie. Gilles a déjà une voiture électrique dans son garage, et même converti, il reconnait des limites : "Pour des petits déplacements, c'est très bien, pour faire Orléans-Paris, ce n'est pas possible." Sur ces soucis, les constructeurs travaillent d'arrache-pied. Cette année, certains modèles offrent jusqu'à 300 kilomètres d'autonomie.

Reste un autre obstacle majeur : le prix, souvent élevé. Pour faire tomber l'obstacle tarifaire, les constructeurs ont tous les mêmes arguments : le bonus du gouvernement, 6.000 euros de déduction pour ceux qui osent franchir le pas.

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