L'Insee relève à nouveau sa prévision de croissance pour 2017. Ce qui devrait s'accompagner d'une légère baisse du chômage l'année prochaine.

L'Insee table sur 1,9% de croissance en 2017.
L'Insee table sur 1,9% de croissance en 2017. © Maxppp / Sébastien Jarry

Les prévisionnistes de l'Insee ont déjà commencé à déballer les cadeaux de Noël. Ce mardi, l'Institut national de la statistique et des études économiques a une nouvelle fois relevé sa prévision de croissance pour 2017. Passé de +1,6% à +1,8% en octobre dernier, on arrive cette fois à +1,9%, du jamais vu depuis 2011.

La croissance dopée par le climat des affaires

Avec cet indicateur, l'Insee va même plus loin que le gouvernement, qui a placé la barre à +1,8%. Les prévisionnistes calquent leur optimisme sur celui des chefs d'entreprises : le climat des affaires a atteint au mois de novembre son plus haut niveau depuis le début de l'année 2008. Ainsi, toujours selon l'Insee, l'investissement  des entreprises devrait continuer à progresser de 1,2% au dernier trimestre de 2017. La fin de l'année devrait être également marquée par une augmentation des exportations et des chiffres du tourisme consolidés.

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Le chômage devrait légèrement baisser

Selon l'Insee, la cadence suivie par la croissance française depuis fin 2016 (environ +0,5% par mois), devrait se maintenir jusqu'au milieu de l'année 2018. Pour autant, le taux de chômage ne baisserait pas dans les mêmes proportions : l'indicateur passerait de 9,7% à 9,4% de la population active. L'explication : la diminution du nombre d'emplois aidés, limités à 310.000 en 2017 (contre 459.000 en 2016), ils plafonneront, comme le veut le gouvernement, à 200.000 en 2018. 

D'ici mi-2018, l'Insee prévoit la création de quelque 98.000 emplois.

Faut-il se fier aux prévisions ?

En 2016, la croissance du PIB français a plafonné à 1,1%. Soit légèrement moins que ce qu'avait prévu l'Insee en octobre 2015 (+1,2%) et largement moins que ce que les statisticiens annonçaient au printemps précédent (+1,6%). Ainsi, pour l'année prochaine, le secteur du BTP anticipe une croissance d'activité moitié moins élevée qu'en 2017.

Concernant la consommation et le pouvoir d'achat des Français, les six premiers mois de l'année 2018 s'annoncent en demi-teinte. Entre la hausse de la CSG et celle des taxes sur le tabac et le carburant, la consommation devrait être freinée dans un premier temps, avant de remonter sous l'effet de baisses de cotisations sociales.

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