Le recours au dispositif du chômage partiel rencontre évidemment un grand succès : vendredi soir il avait été demandé par 220.000 entreprises, mais pourtant une partie des dirigeants de ces entreprises demandent à leurs employés de continuer à travailler.

Beaucoup de salariés télétravaillent, pourtant certains ont été placés par leur employeur en chômage partiel
Beaucoup de salariés télétravaillent, pourtant certains ont été placés par leur employeur en chômage partiel © AFP / Hans Lucas / Nicolas Guyonnet

Forcer ses salariés placés en chômage partiel à télétravailler ? "C'est totalement illégal et ça va être lourdement sanctionné", avait prévenu dès la semaine dernière la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Car, soit la période est chômée, soit elle est travaillée. Mais vouloir gagner sur les deux tableaux, avertit le ministère du Travail, c'est clairement une fraude.

Une fraude lourdement sanctionnée

Non seulement l'entreprise devra rembourser intégralement les sommes reçues de l'État Mais en plus, elle aura interdiction de bénéficier, pendant une durée maximale de cinq ans, de toute aide publique Ses dirigeants s'exposeront quant à eux à deux ans d'emprisonnement maximum et 30.000 euros d'amende.

À ce stade, le ministère n'a pas communiqué sur des cas qui lui seraient remontés, mais les Inspecteurs du Travail devraient se montrer particulièrement vigilants dans les semaines qui viennent.

Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement, 220.000 entreprises ont sollicité la mise en place du dispositif, regroupant plus de 2 millions 200.000 salariés.

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