Les parcs naturels régionaux célèbrent ce week-end leur demi-siècle. Une marque labellisée pour protéger des territoires sans dispositifs législatifs.

L'Auvergne-Rhône-Alpes compte huit parcs naturels régionaux
L'Auvergne-Rhône-Alpes compte huit parcs naturels régionaux © AFP / CORMON Francis / hemis.fr

Des Alpilles aux Ardennes, de la Camargue à la Côte d'Opale, du golfe du Morbihan au Haut-Jura... les parcs naturels régionaux (PNR) fêtent leurs 50 ans. En 1967, le Général de Gaulle signait le décret instituant leur principe. Aujourd'hui, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot reconnait des "outils essentiels dans la protection du patrimoine naturel et culturel".

Des espaces protégés mais sans aucune contrainte à respecter

Ces parcs naturels régionaux (PNR), au nombre de 51, représentent à ce jour 15 % du territoire français (49 parcs sont en France métropolitaine, un parc est en Guyane, un autre en Martinique).

Lorsqu'il signe le 12 octobre 1967 le premier décret instaurant les PNR, le Général de Gaulle a l'ambition de protéger des espaces "à dominante rurale dont les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel sont de grande qualité", mais qui sont menacés, soit parce qu'ils sont en cours de désertification, soit parce qu'ils risquent de disparaître sous la pression urbaine d'une agglomération proche.

Dans ces territoires protégés, les organismes impliqués doivent préserver les ressources naturelles, les paysages, les sites remarquables et la biodiversité, mais n'ont pour cela aucune possibilité d'interdire quoi que ce soit.

Le premier parc régional créé est celui de Scarpe-Escaut, dans les Hauts-de-France, le 13 septembre 1968, soit presque un an après la signature du décret, c'est aussi le plus petit des parcs naturels régionaux et le plus densément peuplé, avec 391,8 habitants au kilomètre carré. Le plus grand est celui des Volcans d'Auvergne, créé en 1977, qui s'étend sur une superficie de 3 897 km².

Lui aussi n'est pas très grand, mais c'est en tout cas le moins peuplé : le parc naturel régional du Queyras, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, ne comptait que 2 300 habitants en 2010 sur une superficie de 603 km², soit une densité de 3,8 habitants au kilomètre carré. Ce n'est pas la zone la plus déserte, la Guyane arrive juste avant avec 8 106 habitants en 2016 sur 2 247 km² de superficie (soit 3,6 hab/km²).

A l'opposé, c'est dans le parc naturel régional des Ballons des Vosges que l'on dénombre le plus d'habitants : 256 000 personnes sur une superficie de près de 3 000 km².

Par région, enfin, c'est l'Auvergne-Rhône-Alpes qui comporte le plus de parcs naturels régionaux, avec huit territoires labellisés.

Quatre nouveaux parcs en création et des dizaines d'autres à l'étude

Dans les mois qui viennent, quatre nouveaux territoires de l’hexagone vont se voir attribuer le précieux label : le parc de la Baie de Somme – Picardie maritime, prévu pour la fin de l'année, tout comme celui de l'Aubrac et du massif de la Sainte-Baume. Le parc naturel régional du Médoc devrait aboutir prochainement aussi.

D'autres projets sont quasiment lancés : le parc de la Brie et des deux Morin en Île-de-France, celui de Corbières-Fenouillèdes (Aude et Pyrénées-Orientales), du Mont Ventoux (Vaucluse) et même du Doubs, à cheval sur la France et la Suisse.

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