Ce 1er septembre, ce sera la fin des lampes halogènes en Europe : elles seront interdites à la vente (même si les stocks actuels pourront encore être écoulés, et que deux modèles resteront tolérés). Devenues hors-la-loi, elles ne concurrenceront donc plus les LED, plus rentables, durables et déjà plébiscitées.

Rayon luminaires dans un magasin de bricolage à Rennes
Rayon luminaires dans un magasin de bricolage à Rennes © Maxppp / Marc Ollivier

Il y a six ans, les lampes à incandescence avaient déjà fait les frais de la lutte contre le gaspillage d'énergie : trop gourmandes, et pas assez rentables sur le long terme. Cette semaine, ce sont les halogènes qui vont commencer à disparaître progressivement des maisons et bureaux : à l'exception de deux modèles (R7s et G9), les lampes utilisant cette technologie seront bannies des magasins.

Le choix devient donc très limité pour le consommateur : désormais, ce sera lampe LED ou lampe fluocompacte. Et cette dernière est déjà loin derrière en termes de performances, puisqu'elle a une durée de vie de 8 000 heures (contre 15 000 heures pour une lampe LED, voire 40 000 heures selon l'Ademe, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie).

Plus durables, recommandées par les spécialistes, les LED sont donc à deux doigts de l'hégémonie absolue dans leur domaine, même si l'Ademe estime que leurs concurrentes fluocompactes sont "toujours une solution acceptable" : "Elles ne correspondent plus aux meilleures technologies disponibles, [mais] ont permis d'économiser des millions de kWh".

Les LED déjà leaders des ventes

Reste que les habitudes ont progressivement changé pour les utilisateurs : ils avaient déjà massivement abandonné les ampoules à incandescence pour les LED. Entre 2016 et 2017, le nombre de lampes LED vendues a augmenté de près de 46 % (de 87 à 127 millions de ventes par an). "Tout indique que cette tendance se poursuit et même s'accélère", selon Sébastien Flet Reitz, porte-parole du Syndicat français de l'éclairage. Une tendance qui avait déjà "réduit petit à petit la place dans les rayons dédiée aux lampes halogènes".

L'Ademe recommande déjà de privilégier les ampoules LED pour l'éclairage domestique, un achat "rentabilisé en moins d'un an" selon ses spécialistes. D'autant qu'il ne reste "que très peu d'applications pour lesquelles il n'existe pas de meilleure alternative LED aux éclairages traditionnelles".

Reste la question de la qualité de la lumière de ces ampoules LED : en 2010, l'Anses (l'agence de sécurité sanitaire) pointait du doigt les possibles effets toxiques de la lumière bleue qu'elles émettent, avec des recommandations pour la mise sur le marché. Des recommandations suivies, selon l'Ademe : "Ce problème de lumière bleue est pris au sérieux maintenant, les choses ont été faites", même s'il faut "rester vigilant", notamment sur des effets à long terme.

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