Ce samedi, l'Union des métiers des industries de l'hôtellerie a annoncé avoir engagé un recours contre le décret qui impose la fermeture des restaurants et des débits de boisson. Elle invoque une "rupture d'égalité", car la restauration collective est autorisée à ouvrir.

A Paris, un restaurant est fermé pendant le couvre-feu lors de la seconde vague de l'épidémie de Covid-19.
A Paris, un restaurant est fermé pendant le couvre-feu lors de la seconde vague de l'épidémie de Covid-19. © Radio France / Valentin Belleville

"Pourquoi les restaurants collectifs qui accueillent plus de monde que nos restaurants de 20, 30 places pourraient, eux, pratiquer une activité normale ?" : c'est sur cet argument que se base l'Union des métiers des industries de l'hôtellerie (Umih), principal syndicat du secteur, pour annoncer le dépôt samedi d'un recours contre le décret du 29 octobre dernier imposant leur fermeture. 

"La fermeture administrative de nos restaurants et bars s'appuie sur des raisons sanitaires, or aucune donnée chiffrée ne permet de justifier que les cas de contamination ont été plus nombreux dans ces établissements (...) que dans la restauration collective", explique le syndicat, qui rappelle que les bars et restaurants appliquent un protocole sanitaire strict depuis le déconfinement, et que "ces protocoles ont même été renforcés en septembre 2020".

"Le secteur ne lâchera rien"

"Le but, ce n'est pas de faire refermer la restauration collective", précise le syndicat, mais de "faire pression pour le gouvernement" pour montrer que "le secteur ne lâchera rien pour réussi à ouvrir". 

Selon l'organisation, "deux établissements sur trois craignent de fermer définitivement d'ici la fin de l'année" à cause du deuxième confinement. Elle espère avoir finalisé le recours aux alentours du 20 novembre.