La CGT et Force ouvrière refusent toute nouvelle baisse de cotisations
La CGT et Force ouvrière refusent toute nouvelle baisse de cotisations © MaxPPP

Annoncés à midi, les chiffres du chômage s’annoncent bons, ou, à tout le moins, moins mauvais. Alors qu’un vaste plan pour tenter de l’endiguer est présenté le 18 janvier, chacun y va de ses vœux et avertissements.

Certains y verront un quasi (et inespéré) cadeau de Noël pour l'exécutif : les chiffres du chômage attendus ce jeudi midi s’annoncent, confie à France inter une source proche du gouvernement, plutôt bons.

Quelques milliers de chômeurs en moins ne suffiront pas

Après une hausse de 40.000 inscrits à Pole emploi en octobre, l'enjeu est crucial pour François Hollande : l'inversion de la courbe est la condition pour qu'il se présente à la présidentielle de 2017. On compte aujourd'hui trois millions de chômeurs (si l’on s’en tient à la définition du Bureau international du travail), soit 10,2% de la population. Il s’agit donc, pour le gouvernement, de confirmer l’essai : pour faire plier la tendance, quelques milliers de chômeurs en moins ne suffiront pas. Un plan d'action contre le chômage, actuellement en préparation, doit ainsi être présenté le 18 janvier prochain. Et avant que soit connu le détail du plan, chacun y va de ses vœux… et des avertissements.

Lever la "peur d'embaucher"

Pour Laurent Berger, côté CGT, "le gouvernement doit d'abord demander des comptes au patronat" : a priori, rien qui ne fleure le consensus à venir. Côté patrons, le Medef réclame de nouvelles baisses de cotisations ainsi que des baisses d'impôts. Les organisations patronales appellent toutes à des mesures pour lever, selon leur vocable, la "peur d'embaucher". Par exemple en plafonnant les indemnités versées aux salariés qui l'emportent aux prud'hommes. Medef et CGPME espèrent voir revenir cet aspect de la loi Macron censuré par le Conseil constitutionnel. Et souhaitent "faciliter" les séparations entre employeur et salarié.

Seul sujet d’accord : la formation

En somme, suffisamment pour irriter les syndicats. Ainsi, la CFDT refuse tout net l’idée d’un contrat de travail plus souple, tandis que CGT et Force ouvrière refusent toute nouvelle baisse de cotisations. Seul sujet d'accord : la formation, notamment celle des 700.000 chômeurs non-qualifiés. La rendre plus efficace sera une priorité du plan présenté mi janvier. Reste à financer les mesures : les premiers financeurs de la formation sont les régions, dirigées depuis peu par la droite.

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