Des mouvements des agriculteurs sont prévus partout en France ce mercredi à l'appel de la FNSEA alors que s'ouvre ce week-end le 55e Salon de l'agriculture. Les exploitants agricoles et les producteurs animaliers cherchent à être rassurés, alors que leur situation économique affiche une fragile embélie.

Les agriculteurs manifestent mercredi partout en France (photo d'illustration)
Les agriculteurs manifestent mercredi partout en France (photo d'illustration) © AFP / MARTIN BERTRAND / CrowdSpark

Les producteurs de viande bovine, de lait et les arboriculteurs vont mieux, d'après les affirmations de Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. Mais leur situation économique reste au mieux fragile. Et encore déficitaire pour les céréaliers. A quelques jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture, les agriculteurs cherchent à être rassurés. Pour se faire entendre, ils manifestent ce mercredi dans toute la France à l'appel de la FNSEA, premier syndicat agricole, et des Jeunes agriculteurs.

La crainte du Mercosur

Les agriculteurs français souhaitent empêcher un possible assentiment de la France à un accord entre l'Union européenne et les quatre pays du Mercosur - le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay). Si cet accord était conclu, le marché français serait inondé de viande en provenance d'Argentine, notamment, de quoi concurrencer fortement la filière bovine française.

L'autre point d'inquiétude, c'est la sortie de 1 400 communes du dispositif de l'indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN) lors de la révision de la carte des zones dévalorisées, une décision qui a donné lieu à plusieurs mouvements de protestation depuis plusieurs semaines.

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Attentes sur les États généraux de l'Alimentation

Les agriculteurs enfin attendent des mesures concrètes après les États généraux de l'alimentation en lesquels croient beaucoup les producteurs de la filière alimentaire. Un projet de loi est vivement attendu, parce qu'il promet aux agriculteurs une rémunération basée sur leurs coûts de production et imposerait à la grande distribution d'encadrer les promotions et les ventes à perte. 

Dans l'attente de cette loi, les négociations commerciales demeurent difficiles, malgré des promesses actées dans la charte de bonne conduite signée par la grande distribution. Et en manifestant, les agriculteurs entendent bien que le gouvernement faire également pression sur le grande distribution.

Les Etats généraux doivent aussi déboucher sur plusieurs plans censés améliorer la situation des agriculteurs comme le plan de développement de l'agriculture biologique, celui pour la baisse de l'utilisation des pesticides, prévus pour fin mars, et celui pour la bioéconomie qui devrait être annoncé durant le salon.

Jeudi, Emmanuel Macron doit rencontrer un milieu de jeunes agriculteurs qui seront en quête d'un signe d'apaisement de la part du président de la République, avant sa visite du Salon samedi à l'ouverture.

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